PACS au Japon avec un Japonais : notre expérience à l’Ambassade de France à Tokyo
Faire un PACS au Japon, est-ce vraiment possible ? Et surtout, comment ça se passe quand on souhaite se pacser avec un partenaire japonais ? C’est exactement la question que je me suis posée lorsque mon compagnon japonais et moi avons décidé de nous pacser, après plus d’un an de vie commune à Tokyo.
Et autant vous dire qu’en tapant « PACS Japon » sur Google, je n’ai pas trouvé énormément de retours d’expérience détaillés. Les informations officielles de l’Ambassade de France indiquent bien les documents nécessaires, mais elles ne répondent pas à toutes les petites questions qui apparaissent au fur et à mesure : où récupérer les documents japonais ? Faut-il les apostiller et traduire les apostilles ? Combien coûte une traduction certifiée ? Quels délais prévoir ? Comment demander un certificat de non-PACS pour un partenaire japonais ?
De notre côté, il y avait en plus une petite difficulté : nous avons lancé les démarches assez tard, à quelques semaines seulement de mon départ définitif du Japon. Il a fallu réunir tous les documents rapidement pour espérer obtenir un rendez-vous à l’Ambassade avant mon départ.
Spoiler : nous avons réussi. Mais pas sans une GROSSE frayeur.
Dans cet article, je vous explique toutes les étapes pour conclure un PACS à l’Ambassade de France à Tokyo. Et surtout, je vous partage notre expérience concrète : les documents que nous avons réunis, les délais, les traductions, les apostilles, les difficultés rencontrées et les quelques hésitations que nous avons eues en chemin.
À savoir : notre situation est celle d'un couple franco-japonais vivant ensemble au Japon. Certaines démarches peuvent différer selon votre nationalité et votre situation.
Sommaire de l'article
TogglePeut-on se pacser au Japon ?
Oui. Il est tout à fait possible de conclure un PACS au Japon, auprès de l’Ambassade de France à Tokyo. Encore faut-il remplir quelques conditions et bien comprendre comment se déroule la procédure, qui n’est pas tout à fait la même qu’en mairie en France.
Les conditions pour se pacser à l’Ambassade de France
Pour se pacser au Japon, au moins un des deux partenaires doit être de nationalité française et le couple doit avoir sa résidence commune au Japon. Comme en France, il faut aussi être majeurs, ne pas être mariés et ne pas avoir de lien de parenté direct.
Je suis française et mon compagnon, Chota, est japonais. Quand nous avons décidé de lancer les démarches, nous vivions ensemble à Tokyo depuis plus d’un an. Sur le papier, nous cochions donc toutes les cases. Mais en pratique, un détail m’a fait douter…
L’un des deux partenaires doit être de nationalité française. L’autre peut être japonais ou d’une autre nationalité.
Vous indiquez votre résidence commune au Japon dans la déclaration conjointe. Dans notre cas, l’Ambassade n’a pas exigé de carte de séjour japonaise.
Comme en France, sans lien de parenté ou d’alliance direct entre les deux partenaires.
Dossier envoyé par courrier, puis rendez-vous d’enregistrement à deux.
Faut-il une zairyu card pour se pacser au Japon ?
Au moment de notre demande de PACS, je n’étais plus résidente au Japon au sens de l’immigration japonaise. J’y séjournais avec un statut de visiteur temporaire et je ne possédais plus de zairyu card (la carte de résident japonaise obtenue lors de mon PVT au Japon).
À savoir : Si votre situation sort un peu du cadre, n'hésitez pas à leur écrire. Ils m'ont répondu par e-mail, de façon précise. (Après, il faut être patient...)
Comment se déroule un PACS à l’Ambassade de France à Tokyo ?
Contrairement à ce que j’imaginais au début, on ne prend pas directement rendez-vous à l’Ambassade pour venir déposer son dossier. La procédure se fait en deux étapes.
- Vous envoyez le dossier complet par courrier au bureau de l’état civil de l’Ambassade.
- L’Ambassade vérifie le dossier, puis vous contacte pour fixer un rendez-vous d’enregistrement.
Le jour du rendez-vous, les deux partenaires doivent se présenter ensemble à l’Ambassade. Si l’un de vous travaille ou doit quitter le Japon, anticipez dès l’envoi du dossier.
Le PACS français est-il reconnu au Japon ?
Non. Le PACS conclu à l’Ambassade de France n’est pas reconnu par les autorités japonaises. Vous êtes bien pacsés au regard du droit français et le PACS est inscrit en mention sur l’acte de naissance du partenaire français. Mais cela ne vous donne pas un statut de couple équivalent au Japon.
Dans notre cas, cela ne changeait pas notre décision. Nous souhaitions avant tout officialiser notre relation dans le système français et disposer d’un statut juridique qui pourrait également nous être utile pour nos futurs projets en Europe.
Combien de temps faut-il pour se pacser au Japon ?
Je vous conseille de compter au minimum 5 semaines entre les premières démarches et le rendez-vous à l’Ambassade. Mais pour garder de la marge, prévoyez 6 à 8 semaines !
- 5Demande du certificat de non-PACS
- 7Acte de naissance envoyé de France
- 83 documents japonais délivrés, apostille demandée
- 12Apostilles reçues et demande de devis
- 17Dépôt des traductions et réception de mon acte de naissance
- 18Certificat de non-PACS disponible (avec l’erreur)
- 19Silver Week : week-end + 3 jours fériés, traductions en pause
- 24Traductions récupérées et dossier expédié
- 28Rendez-vous proposé pour le 6 octobre
- 6Refus : lieu de naissance non conforme
- 7Certificat de non-PACS corrigé reçu
- 8Nouveau RDV Ambassade confirmé
- 9PACS enregistré à l’Ambassade
Quelles démarches prennent le plus de temps pour un PACS au Japon ?
Commencez par les démarches françaises : le certificat de non-PACS de votre partenaire japonais, et votre acte de naissance si vous devez le faire venir de France. Les documents japonais, les apostilles et les traductions peuvent se préparer en parallèle.
Et surtout, ne prenez pas nos délais comme une garantie ! Nous avons eu beaucoup de chance avec la réactivité de l’Ambassade et du Service central d’état civil, notamment lors de notre demande de correction en urgence.
Quels documents faut-il pour se pacser au Japon ?
C’est probablement la partie qui m’a demandé le plus d’organisation.
Sur le papier, la liste des pièces justificatives fournie par l’Ambassade est assez claire. Mais dans la pratique, les documents doivent être demandés auprès d’administrations différentes. Certains doivent être récents, d’autres apostillés puis traduits, et il faut parfois compter plusieurs jours ou semaines entre chaque étape.
Comme je suis française et mon compagnon japonais, nous n’avions pas du tout les mêmes documents à fournir.
Récapitulatif des pièces à fournir
| Document | Pour qui | Validité / format | Apostille | Traduction |
|---|---|---|---|---|
| Convention de PACS Cerfa n°15726*02 | Les deux | Signée par les deux partenaires | — | — |
| Déclaration conjointe de PACS Cerfa n°15725*03 | Les deux | Signée par les deux partenaires | — | — |
| Acte de naissance avec filiation | Français | Moins de 3 mois · original | — | — |
| Pièce d’identité | Français | En cours de validité · photocopie | — | — |
| Koseki shohon 戸籍抄本 | Japonais | Moins de 6 mois · original | Oui | Oui |
| Mibun shomeisho 身分証明書 | Japonais | Original | Oui | Oui |
| Dokushin shomeisho 独身証明書 | Japonais | Original | Oui | Oui |
| Passeport | Japonais | En cours de validité · photocopie | — | — |
| Certificat de non-PACS | Japonais né hors de France | Moins de 3 mois | — | — |
Source : liste officielle des pièces justificatives de l’Ambassade de France au Japon (octobre 2025). Pour les traductions certifiées, l’Ambassade met à disposition une liste de traducteurs de notoriété.
Les documents à fournir par les deux partenaires
Nous avons d’abord rempli deux formulaires :
- la convention de PACS (Cerfa n°15726*02) ;
- la déclaration conjointe de PACS, avec les attestations sur l’honneur de non-parenté, de non-alliance et de résidence commune (Cerfa n°15725*03).


Le premier, c’est la signature. L’Ambassade demande que les deux formulaires soient signés par les deux partenaires avant l’envoi. C’est l’inverse de ce que m’avait dit ma mairie dans le sud de la France, qui m’avait demandé de ne surtout pas les signer à l’avance. Les consignes varient d’un endroit à l’autre : fiez-vous à celles de l’Ambassade.
Votre signature doit être identique à celle de votre passeport ou de votre pièce d’identité. Chota avait d’abord signé les formulaires en alphabet latin. Le jour du rendez-vous, l’Ambassade nous a fait remarquer que sa signature devait correspondre à celle de son passeport, sur lequel il signe en kanji. Il a donc dû signer à nouveau les documents en kanji, exactement comme sur son passeport.
Le second, c’est l’adresse. Utilisez exactement la même adresse de résidence commune au Japon dans tout le dossier.
Les documents à fournir par le partenaire français
Copie intégrale ou extrait avec filiation, en original. Un scan ou une photocopie n’est pas accepté.
Passeport ou carte nationale d’identité en cours de validité. La page d’identité du passeport suffit.
Comment demander son acte de naissance depuis le Japon ?
Comme je vivais au Japon, je n’avais évidemment pas mon acte de naissance sous la main. L’Ambassade demande l’original de moins de 3 mois, pas un scan : il fallait donc le faire venir de France.
1. Faire la demande en ligne sur Service-Public
J’ai commencé par la démarche en ligne, sur la page Demande d’acte de naissance de Service-Public. Il suffit de cliquer sur « Faire la démarche en ligne », de se connecter avec FranceConnect, puis d’indiquer sa commune de naissance et le motif « Pacte civil de solidarité (Pacs) ».


2. Recevoir l'acte par la poste ou le retirer en mairie
- recevoir l’acte par la poste : la mairie annonçait environ 7 jours de traitement, plus le délai d’acheminement, puis l’envoi jusqu’au Japon ;
- le retirer au guichet, où il est délivré immédiatement.
3. Notre solution : un retrait au guichet par un proche
Nous avons choisi le guichet et c’est ce qui nous a fait gagner le plus de temps. Mon père était justement dans ma commune de naissance à ce moment-là. J’avais demandé au préalable à la mairie s’il pouvait retirer l’acte à ma place. C’est possible pour un parent, sur présentation de sa pièce d’identité.
Il est allé le chercher puis me l’a envoyé en lettre recommandée. Envoyé le 7 septembre, je l’ai reçu chez moi à Tokyo le 17 septembre : 10 jours de France au Japon.
La demande d’acte de naissance est gratuite. Méfiez-vous des sites privés qui la font payer. Si vous êtes né à l’étranger, la demande se fait auprès du Service central d’état civil de Nantes, et non d’une mairie.
4. Quand demander son acte de naissance ?
Dans tous les cas, il faut que vous trouviez le bon équilibre. Demandez l’acte assez tôt pour absorber l’envoi international, mais pas trop tôt, sinon il risque de dépasser les 3 mois au moment du dépôt du dossier.
Les documents à fournir par le partenaire japonais
Extrait individuel du registre familial, qui remplace l’acte de naissance. En original.
Atteste notamment que la personne n’est pas sous tutelle ni en faillite. En original.
Prouve que la personne n’est pas mariée. En original.
Photocopie de la première page du passeport japonais en cours de validité.
À demander en ligne sur Service-Public, pour un partenaire né hors de France.
Apostille du ministère japonais des Affaires étrangères, puis traduction certifiée en français.
Le koseki shohon : l’extrait d’état civil japonais
Le koseki shohon 戸籍抄本 est un extrait individuel du registre familial japonais. Dans le cas d’un partenaire japonais, il fait office d’acte de naissance avec filiation pour le dossier de PACS.
Pour le PACS, la liste de l’Ambassade demande bien un koseki shohon et non un koseki tohon 戸籍謄本 ! La différence entre les deux est assez simple :
- le koseki shohon concerne une personne en particulier ;
- le koseki tohon reprend l’ensemble des personnes inscrites sur le registre familial.
Autre question que je me suis posée en découvrant le document : pourquoi les frères et sœurs de Chota n’apparaissaient-ils pas ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un extrait individuel, pas de la copie complète du registre.
Attention au lieu de naissance : ne faites pas comme nous !
Je vous conseille vraiment de regarder attentivement la ligne concernant le lieu de naissance. C’est précisément ce détail qui a failli faire échouer notre PACS.
- 【出生地】 : le lieu de naissance, ici l’arrondissement de Tokyo où Chota est né ;
- 【送付を受けた日】 : la date à laquelle la déclaration de naissance a été transmise ;
- 【受理者】 : l’administration qui a reçu cette déclaration, ici la mairie d’un autre arrondissement.


Ne confondez pas les deux. Sur la traduction, la mention de la mairie qui a reçu la déclaration apparaît juste sous le lieu de naissance et l’erreur est vite arrivée. Nous l’avons appris à nos dépens…
Le mibun shomeisho : le certificat d’identité
Malgré son nom, le mibun shomeisho (身分証明書) n’est pas une pièce d’identité. C’est un court document délivré par la mairie du honseki (le lieu d’enregistrement du koseki), qui atteste que la personne :
- n’a pas été déclarée en incapacité juridique ;
- n’est pas placée sous tutelle ;
- n’a pas été déclarée en faillite.
Autrement dit, il prouve qu’elle a la capacité juridique de s’engager dans un PACS. Chota l’a demandé à la mairie de son honseki le même jour que son koseki shohon.
Le dokushin shomeisho : le certificat de célibat
Le dokushin shomeisho (独身証明書) atteste que la personne n’est pas mariée. Sa formulation est d’ailleurs assez juridique : d’après les registres de la mairie, le mariage de la personne ne contreviendrait pas à l’article 732 du Code civil japonais, qui interdit la bigamie.
Comme le koseki shohon et le mibun shomeisho, il est délivré par la mairie du honseki. Nous avons essayé de regrouper au maximum les démarches de Chota. Ses trois documents japonais ont été délivrés le même jour, le 8 septembre. C’est important, car l’étape suivante, l’apostille, ne peut commencer qu’une fois les trois documents en main.
Faire apostiller les documents japonais pour un PACS au Japon
Une fois les trois documents japonais en main, il faut les faire apostiller par le ministère japonais des Affaires étrangères (外務省, Gaimusho). Sans apostille, l’Ambassade ne les accepte pas.
À quoi sert l’apostille ?
L’apostille est un certificat ajouté au document. Elle atteste que la signature et le sceau de la mairie japonaise sont authentiques, ce qui permet au document d’être reconnu en France. Elle ne vérifie pas le contenu du document, seulement son origine officielle.
Au guichet comme par courrier, l’apostille ne coûte rien.
Renvoi par la poste trois jours ouvrés après réception, si le dossier est complet.
Seuls les documents délivrés depuis moins de 3 mois peuvent être apostillés.
Uniquement par courrier : joignez une Letter Pack adressée à votre nom.
Comment faire apostiller ses documents ?
La demande est gratuite et peut se faire de deux façons :
- Au guichet, à Tokyo (Kasumigaseki) ou à Osaka. À Tokyo, le guichet n’est ouvert que de 14 h à 16 h en semaine, et depuis le 5 octobre 2026, il faut obligatoirement réserver en ligne avant de se déplacer.
- Par courrier, en envoyant les documents depuis le Japon.
Lors de notre demande, en septembre 2026, il était encore possible de récupérer les documents directement au guichet. Par contre, il fallait compter environ une semaine avant de pouvoir les retirer, alors que le retour par courrier était plus rapide. Aujourd’hui, le site du ministère indique que les documents apostillés sont renvoyés uniquement par voie postale ! Pensez donc à vérifier les modalités à jour au moment de votre demande.
Comment demander le certificat de non-PACS pour un partenaire japonais ?
En plus des documents japonais, Chota devait fournir un certificat de non-PACS français. Comme il est né hors de France, ce document permet de vérifier qu’il n’est pas déjà lié par un PACS enregistré en France. La demande se fait en ligne, sur Service-Public.fr.
Créer un compte sur Service-Public
Comme Chota n’est pas français, il ne pouvait pas utiliser FranceConnect. Il a créé un compte classique avec son adresse e-mail.
En pratique, c’est moi qui ai rempli la démarche avec lui. L’interface est entièrement en français et je lui traduisais chaque question au fur et à mesure. Si votre partenaire ne parle pas français, prévoyez de le faire ensemble.
Faire la demande de certificat de non-PACS en ligne
Une fois connecté, la démarche se trouve ici : Demande de certificat de non-PACS. Elle se fait en deux étapes : « Vos informations », puis « Vérification et envoi ».


Dès le début, un encadré rappelle à qui s’adresse cette démarche : « Vous êtes étranger et né à l’étranger. Vous souhaitez obtenir un certificat de non-PACS pour pouvoir vous pacser. »
Le formulaire demande ensuite :
- le nom et tous les prénoms, dans l’ordre, tels qu’ils figurent sur l’acte de naissance ;
- le sexe ;
- la date de naissance, là encore telle qu’inscrite sur l’acte de naissance ;
- le lieu de naissance en deux champs : le pays (« Japon ») et la « localité ou ville de naissance » ; (attention à ne pas vous tromper comme nous :))
- la nationalité ;
- l’adresse ;
- une adresse e-mail pour suivre la demande, et un numéro de téléphone (facultatif).
Suivre la demande et recevoir le certificat
Une fois le formulaire vérifié, il suffit d’envoyer la demande. Tout se suit ensuite depuis le tableau de bord du compte Service-Public : on voit quand la demande est enregistrée, quand elle est transmise au service instructeur, puis quand elle est acceptée.
Quand c’est le cas, la demande passe au statut « Acceptée » et vous recevez un mail. Le certificat est alors disponible dans l’espace personnel, rubrique « Mes documents ».


Le délai annoncé est d’environ 3 à 4 semaines. Pour nous, ça a été bien plus rapide. La demande a été envoyée le 5 septembre, le certificat a été disponible le 18 septembre, soit moins de deux semaines.
Les délais du certificat de non-PACS varient beaucoup. Notre première demande a été traitée en 13 jours. Mais lors de la seconde, le SCEC annonçait au moins quatre semaines, sans traitement prioritaire. Notre certificat corrigé est finalement arrivé très vite, mais c'était exceptionnel ! Il n'existe pas de procédure d'urgence garantie. Faites cette demande en premier et vérifiez chaque information avant de l'envoyer.
Contacter le SCEC : ce qui marche et ce qui ne marche pas
Le certificat de non-PACS est délivré par le Service central d’état civil (SCEC), à Nantes. Si vous avez une question ou une urgence, il existe trois moyens de les contacter (mais un seul a vraiment fonctionné pour nous).
✅ Ça a marché pour nous
Écrivez à attestationpacs.scec@diplomatie.gouv.fr. Délai annoncé : environ 4 semaines. En cas d’urgence réelle, expliquez clairement votre situation.
⏳ Réponse en 2 jours
Il fonctionne, mais la réponse prend du temps. La nôtre est arrivée alors que le problème était déjà réglé par e-mail.
❌ Personne au bout du fil
Un serveur vocal automatique vous renvoie vers… le formulaire et la démarche en ligne.
Faire traduire les documents japonais en français pour un PACS au Japon
Dernière étape avant de pouvoir envoyer le dossier : faire traduire les documents japonais. Les consignes de l’Ambassade de France au Japon sont assez claires :
« Les documents en langue étrangère doivent être accompagnés d’une traduction certifiée. Les traductions peuvent être effectuées par un traducteur assermenté en France ou par un traducteur de la liste de notoriété de l’ambassade de France au Japon pour les documents en langue japonaise. »
Traducteur assermenté en France ou liste de notoriété au Japon : notre comparatif
Le samedi 12 septembre (le jour même où nous avons reçu nos apostilles), j’ai commencé par demander un devis sur le site de l’annuaire des traducteurs assermentés de France. C’était la première option citée par l’Ambassade et je dois avouer que le terme « traducteur assermenté » me paraissait plus « officiel ». En réalité, les deux options sont acceptées exactement de la même façon.
La réponse est arrivée très vite : 80 € TTC par page, avec une facturation à la page physique. Et là, petite douche froide. Avec nos trois documents et leurs trois apostilles, la facture montait à 480 € au total ! Chaque apostille (même si elle tenait sur une toute petite feuille) était facturée comme un document entier… Et on m’indiquait par mail qu’il faudrait forcément la traduire : « Si les documents sont apostillés, il faudra aussi traduire l’apostille. » Alors que, côté Ambassade, ce n’était pas clairement exigé.
À cela s’ajoutaient environ 5 jours ouvrés de délai, puis encore le temps nécessaire pour recevoir les originaux par la poste au Japon.… Autant vous dire que je n’ai pas mis longtemps à chercher une autre solution !!
Traducteurs de la liste de notoriété de l'Ambassade de France au Japon
J’ai donc écrit à quelques traducteurs de la liste de notoriété de l’Ambassade de France au Japon et les écarts de prix m’ont surprise :
- Primots m’a envoyé un devis de 29 200 yens TTC : entre 5 500 et 6 600 yens par document, 3 300 yens par apostille puis 600 yens pour l’envoi. Il fallait envoyer les originaux par courrier et régler par virement. Un paiement depuis une banque étrangère pouvait aussi ajouter 4 000 yens de frais. Délai annoncé : 6 à 7 jours ouvrés après paiement.
- Francespace était clairement l’option la moins chère : 3 800 yens par document, soit 11 400 yens pour les trois. En revanche, leur devis ne précisait pas le tarif éventuel pour les apostilles. Là encore, il fallait envoyer les originaux par la poste et payer par virement, pour un délai de 5 à 7 jours ouvrés.
- Escapade française m’a proposé 14 190 yens TTC pour l’ensemble : avec les apostilles sans supplément et un délai annoncé de 4 jours ouvrés après paiement. Gros avantage pour moi : je pouvais déposer et récupérer les documents directement sur place et régler en espèces.
Comparatif des devis de traduction
| Traducteur | Tarif total | Apostilles | Délai | Remise et paiement |
|---|---|---|---|---|
| Traducteur assermenté en France via l’annuaire | 480 € TTC | 80 € la page | ≈ 5 jours ouvrés + poste | Scans, puis original par courrier |
| Primots | 29 200 ¥ TTC | 3 300 ¥ chacune | 6 à 7 jours ouvrés | Par courrier, virement |
| Francespace | 11 400 ¥ TVA non précisée | Non mentionnées | 5 à 7 jours ouvrés | Par courrier, virement |
| Escapade française Notre choix | 14 190 ¥ TTC | Incluses | 4 jours ouvrés | Sur place à Ebisu, espèces |
Devis reçus en septembre 2026 pour 3 documents japonais et leurs apostilles. Délais comptés après réception du paiement. Les tarifs peuvent évoluer.
Pourquoi nous avons choisi Escapade française
Sur le papier, Escapade n’était donc pas la moins chère. Mais avec mon départ qui approchait, le prix n’était pas le seul critère. Pouvoir apporter les originaux moi-même, éviter deux trajets postaux et échanger directement avec eux me faisait gagner de précieux jours. Ils ont aussi été les plus rapides à me répondre : leur devis est arrivé le soir même de ma demande, avec toutes les explications dont j’avais besoin.
Et la suite m’a vite confirmé que j’avais fait le bon choix.
Notre expérience avec Escapade française, à Ebisu


5 min de la gare JR
Sam 9 h-18 h
La question des apostilles, réglée en toute honnêteté
Avant de confirmer, je voulais m’assurer d’un point qui me tracassait depuis le début : fallait-il vraiment faire traduire les trois apostilles et était-ce bien compris dans le prix ?
Et là, première bonne surprise. Là où l’annuaire français m’avait affirmé qu’il fallait forcément les traduire (à 80 € pièce), le directeur d’Escapade m’a demandé si j’étais sûre d’en avoir besoin. Il m’a même envoyé le lien d’une liste de l’Ambassade qui précise, pour une autre démarche, que l’apostille n’a pas à être traduite.
Je lui ai expliqué pourquoi j’avais encore un doute. En gros, dans la liste des pièces pour le PACS, l’Ambassade parle de « documents en langue étrangère » et non uniquement de documents en japonais. Or les apostilles sont rédigées en anglais. Que faire ? Dans le doute, et comme je ne pouvais pas me permettre d’erreur ou d’oubli, j’ai préféré les faire traduire malgré tout.
Sa réponse a été géniale : les apostilles étaient comprises dans le même tarif, sans supplément.




Le rendez-vous pour déposer les documents de Chota en main propre a été fixé le lendemain de la demande. Rapide !
Le rendez-vous à Ebisu
Dans son mail, le directeur m’avait prévenue que l’école se trouve dans une maison individuelle, en haut d’un escalier « d’apparence privative, mais qui ne l’est pas », à 5 minutes de la gare JR d’Ebisu. Heureusement qu’il l’avait précisé, car on n’imagine pas trouver une agence de traduction/école de français ici ! Un panneau Escapade française permet tout de même de repérer facilement l’entrée. Il suffit ensuite de sonner.
J’ai été accueillie par le directeur, avec qui j’avais échangé par e-mail, ainsi que, si je ne me trompe pas, par la traductrice qui allait s’occuper de nos documents. Et ce rendez-vous, qui devait simplement être un dépôt de papiers, s’est transformé en une vraie conversation.
Nous avons parlé de notre projet de PACS, des documents demandés par l’Ambassade, de mon départ du Japon qui approchait… et du fait que nous n’étions pas certains d’avoir le temps de tout finaliser avant mon départ.
Comme il savait que notre calendrier était très serré, il m’a expliqué qu’ils feraient au plus vite. Il m’a aussi fait remarquer que, même si nous ne parvenions finalement pas à nous pacser au Japon, les documents traduits pourraient toujours nous servir si nous devions poursuivre les démarches dans une mairie en France.
Je suis sortie du rendez-vous revigorée ! Peut être parce que la connexion française me manquait un peu, la spontanéité des échanges… Après des semaines à jongler entre formulaires, certificats, apostilles et délais, ça faisait franchement du bien de pouvoir parler à quelqu’un qui connaissait ces démarches et qui prenait le temps de comprendre notre situation. 🙂
La récupération des traductions (et un dernier coup d’œil au dossier)
Le 24 septembre, je suis donc retournée à Ebisu. Bonne surprise : les traductions étaient prêtes environ deux heures avant l’horaire prévu.


Nous les avons vérifiées ensemble. Comme j’avais apporté tout notre dossier de PACS pour l’envoyer juste après, le directeur a aussi pris le temps de le parcourir avec moi : les formulaires, les signatures, les pièces jointes. Ce n’était évidemment pas une validation officielle de l’Ambassade, mais ce dernier coup d’œil avant l’envoi m’a énormément rassurée.
Sincèrement, je les recommande chaudement.
Envoyer le dossier de PACS à l’Ambassade de France à Tokyo
Traductions en main, nous avions enfin un dossier complet. Et à ce stade, chaque jour comptait.
Pour rappel, le dossier de PACS ne se dépose pas directement au guichet de l’Ambassade. Il faut d’abord l’envoyer par courrier. Le service de l’état civil vérifie alors l’ensemble des pièces et, si tout est en ordre, vous contacte ensuite pour fixer un rendez-vous.
Comme notre calendrier était particulièrement serré, j’avais pris contact avec l’Ambassade en amont. On m’avait indiqué que, si notre dossier était complet, un rendez-vous pourrait nous être proposé dans les dix jours suivant sa réception.
Préparer la Letter Pack Light
L’Ambassade recommande l’utilisation d’une Letter Pack Light de Japan Post, qui coûte 430 yens. On la trouve dans les bureaux de poste ainsi que dans de nombreux konbini.
Gros avantage : le suivi est directement inclus, sans avoir besoin d’ajouter une option supplémentaire.
J’ai également placé tous les papiers dans une pochette plastique A4, simplement pour les protéger au maximum pendant le transport. J’ai aussi décidé d’ajouter une petite lettre manuscrite pour rappeler ma situation particulière… Je ne saurai jamais si cette lettre a réellement eu une influence sur le traitement de notre dossier, mais à ce stade-là, je voulais vraiment mettre toutes les chances de notre côté !
Ambassade de France au Japon – Service de l’état civil
4-11-44 Minami-Azabu, Minato-ku
Tokyo 106-8514


Direction la poste d’Ebisu
En sortant de chez Escapade française, je n’avais plus qu’une idée en tête : envoyer le dossier immédiatement.
Le directeur m’avait indiqué le bureau de poste le plus proche, directement à la gare d’Ebisu. J’ai déposé notre Letter Pack au guichet vers 15 h 10. Et là… il ne restait plus qu’à rafraîchir le suivi… de manière compulsive.
Combien de temps met le dossier pour arriver à l’Ambassade ?
Pas longtemps ! Notre Letter Pack a été pris en charge par Japan Post le 24 septembre et livré à l’Ambassade dès le lendemain, le vendredi 25 septembre. Soit seulement un jour d’acheminement.
C’est tout l’intérêt du suivi. Vous savez exactement quand votre dossier est arrivé et donc à partir de quand le délai de traitement commence vraiment.
Combien de temps avant que l’Ambassade vous contacte ?
Très bonne surprise de notre côté. Le lundi 28 septembre en fin de journée, dès le premier jour ouvré après la livraison, nous avons reçu un e-mail de l’Ambassade : « Nous venons de recevoir votre dossier de PACS. » On nous proposait de venir tous les deux le mardi 6 octobre pour sa conclusion devant Madame la Consule.
Autant vous dire que j’ai répondu dans les minutes qui ont suivi. L’Ambassade nous a ensuite précisé ce qu’il faudrait apporter le jour du rendez-vous, notamment concernant nos pièces d’identité.
Chaque partenaire doit apporter deux pièces d’identité avec photo : une à laisser au poste de sécurité à l’entrée de l’Ambassade (permis de conduire, carte My Number, carte nationale d’identité…), et son passeport, à présenter à la Consule.
En résumé, dans notre cas :
Déposé à la poste le 24 septembre, livré à l’Ambassade le 25.
E-mail reçu le lundi 28 septembre, juste après le week-end.
Le mardi 6 octobre à 10 h, devant la Consule.
Après toutes ces semaines à courir après les documents, à surveiller les délais et à essayer de tout faire rentrer avant mon départ, voir enfin une date de rendez-vous apparaître dans ma boîte mail a été un immense soulagement. J’étais si heureuse !
À ce moment-là, nous pensions sincèrement que le plus compliqué était derrière nous.
Spoiler : pas tout à fait.
Une toute petite erreur, passée complètement inaperçue jusque-là, allait finalement nous empêcher de nous pacser le jour prévu…
Notre rendez-vous de PACS à l’Ambassade de France à Tokyo… manqué
Le mardi 6 octobre, nous voilà enfin tous les deux à l’Ambassade de France à Tokyo. On était si heureux mais aussi stressés à l’idée d’officialiser notre union. Une bonne angoisse, vous savez, celle qui vous donne des palpitations dans le ventre. Après tout ce mois de septembre passé à courir après les documents, j’avais l’impression que toute cette tension allait enfin retomber.
Comment se passe l’arrivée à l’Ambassade de France à Tokyo ?
À l’entrée de l’Ambassade, vous devez laisser une pièce d’identité au poste de sécurité. Dans notre cas, ma carte d’identité et la My Number Card de Chota. En échange, on vous remet un badge visiteur. Vous passez ensuite par le contrôle de sécurité avant d’accéder au jardin puis au bâtiment.
À l’intérieur, on nous a indiqué la salle d’attente. Il faut prendre un petit ticket selon la démarche pour laquelle vous venez, puis patienter jusqu’à ce qu’on vous appelle.
Et quelques minutes plus tard, j’ai vu arriver l’agent de l’état civil avec qui j’avais échangé pendant toutes ces semaines. J’étais vraiment heureuse de le voir ! Jusqu’à ce qu’après quelques salutations, il nous dise :
Le coup au cœur. Comment ça, un problème ? Je pensais que tout était bon.
Certificat de non-PACS refusé : une erreur sur le lieu de naissance
L’Ambassade nous a expliqué que si le certificat avait simplement indiqué « Tokyo », cela aurait pu passer. Mais un arrondissement différent de celui du koseki, non.
Sur le papier, l’erreur paraît anodine. Son nom était correct. Son prénom aussi. Sa date de naissance aussi. Mais pour l’état civil, le lieu de naissance fait partie des éléments qui identifient précisément une personne. Le certificat de non-PACS ne correspondant pas exactement à son koseki, l’Ambassade ne pouvait pas enregistrer notre PACS ce jour-là.
Mon monde s’effondrait.
Ce qui pouvait être corrigé sur place… et ce qui ne le pouvait pas
Il nous restait donc trois jours.
Notre interlocuteur ne semblait pas vraiment y croire. Et, au fond, moi non plus. Mais je suis comme ça. Tant qu’il reste une possibilité, même minuscule, je n’abandonne pas. S’il existait encore une chance de sauver ce PACS, j’allais me battre jusqu’au bout.
Le cœur en miettes… mais pas prêts à abandonner
Nous sommes sortis de l’Ambassade le cœur en miettes. Et je ne vais pas vous mentir : j’ai pleuré une bonne partie de la journée. Évidemment, rationnellement, je savais que notre relation n’avait pas besoin d’un PACS pour exister. Mais sur le moment, après toutes ces démarches et tout ce que cette date représentait pour nous, j’avais l’impression que le sort s’acharnait.




En sortant de l’Ambassade, Chota m’a emmenée au Starbucks le plus proche. On s’est posés avec un café, nos téléphones, et une seule idée en tête : contacter Nantes par tous les moyens possibles.
Comment nous avons essayé de sauver notre PACS au Japon en urgence
Refaire immédiatement une demande de certificat de non-PACS
Première chose à faire : recommencer. Nous avons immédiatement déposé une nouvelle demande de certificat de non-PACS sur Service-Public, cette fois en vérifiant chaque information plusieurs fois. La demande a été envoyée le 6 octobre, avec le lieu de naissance corrigé selon les indications de l’Ambassade.
Mais je savais très bien qu’une nouvelle demande classique ne suffirait probablement pas. Notre premier certificat avait mis près de deux semaines à arriver…
J’ai donc également essayé de faire le lien entre l’ancien certificat erroné et cette nouvelle demande. Je voulais que le SCEC comprenne qu’il ne s’agissait pas simplement d’un nouveau dossier mais bien d’une correction urgente. Via le formulaire en ligne, j’ai envoyé une demande de « complétion de requête en cours », avec les références des deux dossiers. J’y ai expliqué l’erreur, notre rendez-vous manqué à Tokyo et la possibilité d’être reçus à nouveau le vendredi 9 octobre si nous réussissions à obtenir le certificat corrigé à temps.
Contacter directement le SCEC par e-mail
En parallèle, j’ai envoyé un e-mail directement au service qui délivre les certificats de non-PACS, à l’adresse attestationpacs.scec@diplomatie.gouv.fr
J’ai essayé de rendre le message le plus clair possible : l’erreur découverte le matin même à l’Ambassade, la référence de l’ancien certificat, celle de notre nouvelle demande, mon départ définitif du Japon le 10 octobre, et surtout la possibilité d’un nouveau rendez-vous le 9 octobre si nous obtenions le document à temps.
J’ai également joint les justificatifs permettant de vérifier le lieu de naissance de Chota. Puis la réponse automatique du SCEC est tombée. Délai minimum annoncé :
Avec, en plus, la précision qu’aucun traitement prioritaire ne serait effectué. À ce moment-là, je me suis vraiment dit que c’était terminé.
Appeler le Service central d’état civil depuis le Japon
Malgré tout, j’ai aussi voulu tenter le téléphone. Un numéro français du Service central d’état civil figurait en ligne et directement sur le certificat de non-PACS. Comme j’avais un numéro français mais que nous étions au Japon, et que Chota utilisait un numéro japonais, nous avons même pris une option sur son forfait pour pouvoir appeler la France sans faire exploser la facture. Oui, à ce stade-là, on essayait vraiment tout.
J’ai attendu l’ouverture des bureaux en France et commencé à appeler vers 16 h au Japon, soit 9 h en France. Nouvelle douche froide : impossible de parler directement à quelqu’un du service des certificats de non-PACS. Le serveur vocal nous renvoyait vers… la démarche en ligne et le formulaire de contact du SCEC. Exactement ce que nous avions déjà fait. Quand vous essayez d’obtenir un document en moins de 72 heures, ce n’est franchement pas la réponse que vous espérez entendre…
Le miracle : notre certificat de non-PACS corrigé en moins de 48 heures
Et pourtant… Le lendemain soir, un nouvel e-mail est arrivé. « Votre demande vient d’être satisfaite. »


Je crois que j’ai relu cette phrase plusieurs fois avant de comprendre ce qui venait de se passer. Notre nouveau certificat avait été traité en un peu plus d’une journée. Autant vous dire que je suis passée des larmes à l’euphorie en quelques secondes.
Envoyer immédiatement le certificat corrigé à l’Ambassade
Je l’ai donc transmis à l’Ambassade dans la foulée, accompagné des échanges avec le SCEC afin de montrer clairement qu’il s’agissait bien d’un document officiel reçu directement de l’administration.
Pour la première fois depuis notre rendez-vous raté, j’ai recommencé à y croire. Pas complètement. Mais suffisamment pour surveiller ma boîte mail avec encore plus d’obsession qu’avant.
Un nouveau rendez-vous de PACS le 9 octobre
Le lendemain matin, avant 10 h, la réponse de l’Ambassade est arrivée. Notre PACS pourrait finalement être conclu le vendredi 9 octobre à 16 h. On nous demandait simplement de venir dès 15 h 30, avec l’ensemble des documents, afin qu’ils puissent tout vérifier une dernière fois avant le rendez-vous.
Deux jours plus tôt, nous étions sortis de l’Ambassade persuadés que tout était fichu. Et maintenant, nous avions à nouveau une date. Le jour même de mon départ définitif du Japon.
Je ne saurai probablement jamais si nous avons simplement eu beaucoup de chance. Mais une chose est sûre : sans la réactivité du SCEC, nous n’aurions jamais pu nous pacser au Japon avant mon départ. Merci, petite étoile ! ⭐
Notre deuxième rendez-vous à l’Ambassade de France à Tokyo : enfin pacsés !
Le rendez-vous était fixé à 16 h, avec une arrivée demandée à 15 h 30. Mais nous étions tellement stressés que nous tournions déjà dans le quartier une heure avant !
Alors pour patienter (et mettre toutes les chances de notre côté), nous sommes allés au petit sanctuaire du quartier prier. Un chat est même venu nous saluer… on l’a pris comme un bon présage !


Une dernière vérification du dossier de PACS au Japon
Mêmes formalités à l’entrée que la première fois, puis direction la salle d’attente. Quelques minutes plus tard, l’agent de l’état civil qui nous avait accueillis la première fois est venu nous saluer. Il a récupéré notre dossier pour une dernière vérification.
Autant vous dire que j’attendais son retour avec une sacrée appréhension. Puis il est revenu avec la phrase que nous attendions depuis si longtemps : tout était bon. Il ne restait plus qu’à contrôler nos passeports et attendre 16 h !! Cette fois, nous y étions vraiment. 🙂
Comment se déroule la conclusion d’un PACS à l’Ambassade de France au Japon ?
Ce jour-là, la Consule n’était pas présente. C’est le ministre-conseiller, numéro deux de l’Ambassade juste après l’Ambassadrice, qui allait enregistrer notre PACS. À 16 h, il est venu nous chercher et nous a conduits dans une petite pièce, accompagné de l’agent de l’état civil. Nous étions simplement quatre.
Et je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus solennel ! Je pensais notamment que nous allions signer devant eux. Mais pas du tout : nos signatures figuraient déjà sur la déclaration conjointe envoyée avec le dossier. Le ministre-conseiller a relu le récépissé d’enregistrement de la déclaration conjointe, l’a signé, a signé notre convention-type de PACS, puis nous a remis les documents.
Et voilà. Nous étions officiellement pacsés.


Pas de grande cérémonie, pas d’échange de vœux. Mais cela n’a pas empêché ce moment d’être profondément touchant. Ils nous ont félicités, nous avons même eu droit à des applaudissements, et le ministre-conseiller nous a dit quelques mots. Que c’était une belle chose d’avoir fait ces démarches au Japon, que le PACS prenait de plus en plus d’importance et qu’il marquait la première étape de notre vie ensemble.
Après toutes ces semaines à me demander si nous allions y arriver, le stress est retombé d’un coup. Je sentais mes joues rougir, j’avais des papillons dans le ventre et j’étais tellement, tellement heureuse.
Quels documents reçoit-on après un PACS au Japon ?
D’enregistrement de la déclaration conjointe de PACS, signé par le représentant de l’Ambassade.
Votre convention-type de PACS, signée et visée par l’Ambassade.
L’Ambassade se charge ensuite des formalités nécessaires à la publicité du PACS auprès de l’état civil français. Dans notre cas, ma mairie de naissance doit ajouter la mention du PACS en marge de mon acte de naissance. Pour Chota, Japonais né au Japon, c’est le Service central d’état civil de Nantes qui assure la publicité du PACS. Il pourra notamment y demander une attestation pour justifier de notre union. Nous n'avons donc pas à faire modifier nous-mêmes nos actes d'état civil auprès des administrations françaises.
Pacsés au Japon, le jour même de mon départ
Après les apostilles, les traductions, le rendez-vous manqué, les larmes et cette course folle pour obtenir un certificat corrigé, nous avions réussi. Pacsés à Tokyo, dans le pays où notre histoire avait commencé. Dans mon pays de cœur.
Le timing était presque irréel. Nous sommes allés manger un morceau, heureux et soulagés, puis nous sommes rentrés pour que je récupère mes affaires. À 22 h, j’étais à l’aéroport. Mon vol décollait à 1 h du matin. Pacsée l’après-midi, partie du Japon dans la nuit.


Je ne crois pas que j’oublierai cette journée de sitôt. ❤️
Se pacser au Japon : le mot de la fin
Quand nous avons commencé les démarches, je ne pensais pas que notre PACS au Japon nous réserverait autant de rebondissements !
Avec le recul, mon plus grand conseil serait simplement de vous y prendre suffisamment tôt et de vérifier chaque information sur vos documents. Même celles qui vous paraissent évidentes. Une toute petite erreur peut vite compliquer les choses.
J’espère que notre expérience vous aidera à préparer votre propre PACS au Japon plus sereinement. Et si vous avez des questions, ou si vous êtes vous aussi passés par ces démarches, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !
FAQ : vos questions sur le PACS au Japon
Conditions et rendez-vous
Peut-on se pacser au Japon sans zairyu card ?
Oui, dans notre cas. J’étais visiteuse temporaire, sans carte de séjour, et l’Ambassade l’a accepté. Il faut simplement indiquer une résidence commune au Japon dans la déclaration conjointe. En cas de doute, écrivez au service de l’état civil avant d’envoyer votre dossier.
Peut-on se pacser à distance, sans aller à l’Ambassade ?
Non. Le dossier s’envoie par courrier, mais les deux partenaires doivent ensuite se présenter ensemble et en personne au rendez-vous.
Peut-on se pacser en France quand on vit au Japon ?
Tout dépend de votre résidence commune. Si vous vivez ensemble au Japon, c’est l’Ambassade de France à Tokyo qui est compétente. La mairie ou le notaire en France ne le sont que si votre résidence commune est en France.
Documents et délais
Combien de temps faut-il pour obtenir un certificat de non-PACS ?
Le délai annoncé est de 3 à 4 semaines. Le nôtre est arrivé en 13 jours, mais c’est souvent le document le plus long : demandez-le en premier.
Que faire si le certificat de non-PACS contient une erreur ?
Refaites une demande sur Service-Public. En cas d’urgence, écrivez aussi à attestationpacs.scec@diplomatie.gouv.fr en expliquant clairement votre situation. C’est ce qui nous a sauvés, mais le délai officiel reste de plusieurs semaines.
Faut-il faire traduire les apostilles japonaises ?
Ce n’est pas clairement précisé. Les apostilles sont en anglais et l’Ambassade demande de traduire les « documents en langue étrangère ». Dans le doute, nous les avons fait traduire. Vérifiez qu’elles sont incluses dans votre devis.
Coût et après le PACS
Le PACS au Japon est-il gratuit ?
Presque. L’enregistrement à l’Ambassade, l’apostille et les documents français ne nous ont rien coûté. Le vrai coût, c’est la traduction certifiée : 14 190 yens pour nous.
Le PACS permet-il d’obtenir un visa pour la France ?
Pas automatiquement. Contrairement au mariage, le PACS ne donne pas droit à un visa de long séjour : le consulat apprécie chaque dossier, notamment l’ancienneté de la vie commune. Renseignez-vous auprès du consulat ou d’un professionnel du droit des étrangers.
Retrouvez mes guides pour vous installer au Japon et explorer le pays à deux.
J’aide les acteurs
du voyage à être trouvés.
Je crée des contenus SEO sur le voyage, le PVT et le Japon. Si cet article vous a été utile, c’est exactement ce que je produis pour les acteurs du tourisme, de l’expatriation et de la mobilité internationale.
Manon est rédactrice web SEO freelance et fondatrice du blog Goldenturtles. Elle partage ses expériences de mobilité internationale après un service civique au Canada, un PVT en Australie (2023-2024) et un PVT au Japon (2025-2026). À travers ses guides et témoignages, elle aide les jeunes voyageurs à préparer leur départ à l’étranger.
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