assise face à la mer au niveau du chateau d'atami, dans la péninsule d'Izu au Japon

Que faire à Atami en une journée : la station balnéaire rétro de la péninsule d’Izu

Ce matin-là de juillet, on s’est réveillés dans notre Airbnb d’Usami (Japon) au chant des cigales. Il était à peine 6h30 et la chaleur commençait déjà à s’installer. Devant nous, une journée entière nous attendait pour découvrir Atami, l’une des villes les plus connues de la côte d’Izu.

Depuis Usami, il suffit d’environ 25 minutes de train sur la ligne JR Ito pour rejoindre Atami. Un trajet court et magnifique. Le train longe la mer par moments, l’océan Pacifique apparaît entre les collines et on sent déjà l’ambiance de la journée arriver.

Atami est bien connue des Japonais. C’est depuis longtemps une station balnéaire et thermale prisée, facilement accessible depuis Tokyo en Shinkansen. On vient ici pour les onsen, la plage, les feux d’artifice sur la baie… mais aussi pour cette atmosphère un peu rétro que la ville assume totalement. Car Atami a du caractère. Entre château perché sur les hauteurs, musée insolite, vieux quartiers commerçants et bâtiments d’une autre époque, la ville ne ressemble à aucune autre.

Dans cet article, je vous emmène découvrir que faire à Atami en une journée, comment y aller depuis Tokyo ou Usami et pourquoi cette destination mérite largement sa place dans un road trip sur la côte d’Izu.

[Si vous cherchez une base plus calme pour explorer Izu, j’ai aussi rédigé un guide complet sur Usami. Cette petite station balnéaire située à seulement 25 minutes d’Atami est souvent plus abordable.]

Sommaire de l'article

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Quelle assurance voyage pour votre séjour à Atami ?

Que vous partiez en PVT Japon ou en voyage au Japon, une assurance voyage adaptée est indispensable. Voici celles que je recommande, après les avoir testées en Australie puis au Japon :

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Ressources utiles pour votre séjour à Atami

Internet au Japon

Une connexion internet pour votre séjour à Atami.

Traduction Permis conduire

Traduction certifiée obligatoire si français/suisse.

Transfert aéroport Tokyo

Relie Tokyo aux aéroports de Narita et Haneda.

Louer une maison au Japon

Des maisons de vacances à Tokyo, Kanazawa, Takayama ou Kyoto.

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Comment aller à Atami depuis Tokyo ou Usami

Atami fait partie des escapades les plus simples à organiser depuis Tokyo. En moins d’une heure avec le Shinkansen, ou en version plus économique avec le train local, on rejoint facilement cette station balnéaire de la côte d’Izu. Et si, comme nous, vous dormez à Usami, c’est encore plus simple : Atami n’est qu’à quelques minutes de train.

Pour vous aider à comparer rapidement les options, voici les principaux trajets possibles selon votre point de départ, votre budget et le temps dont vous disposez.
Comment aller à Atami
⚡ Option rapide
~45 min · 💴 4 270 yens (~28 €) · 1 trajet direct
Tokyo
Départ
Tokaido Shinkansen
~45 min
Atami 🏖️
Arrivée
✓ Le Tokaido Shinkansen est couvert par le JR Pass.
🌿 Option économique
~1h45 · 💴 2 090 yens (~14 €) · 1 trajet direct · ~1 train/heure
Tokyo
Départ
JR Tokaido (JT)
~1h45
Atami 🏖️
Arrivée
✓ La ligne JR Tokaido locale est couverte par le JR Pass.
🌊 Depuis Usami
~25 min · 💴 253 yens (~2 €) · 1 trajet direct
Usami
Départ
Ligne JR Ito (JT)
~25 min · longe la côte
Atami 🏖️
Arrivée
⚠️ La ligne JR Ito n'est pas couverte par le JR Pass. Prévoyez un petit supplément.

Mon conseil

Si vous venez uniquement pour la journée depuis Tokyo, le Shinkansen reste l’option la plus confortable pour profiter pleinement d’Atami. En revanche, si vous voyagez avec un budget plus serré (par exemple en PVT Japon), le train local JR Tokaido permet de réduire les frais.

De notre côté, comme nous logions à Usami, nous avons simplement pris la ligne JR Ito jusqu’à Atami. Le trajet est court, abordable, et surtout très agréable.

Une fois arrivé à la gare d’Atami

Une fois sur place, il faut encore rejoindre les hauteurs où se trouvent le château d’Atami et le Hihokan. Deux solutions principales s’offrent à vous : le bus depuis la gare ou le téléphérique via Marine Spa Atami.

🚌 Rejoindre les hauteurs depuis la gare d'Atami
Bus depuis la gare d'Atami vers le château Aller 乗車券 🚌
熱海駅発 · Bus
Le bus depuis la gare
Départ Gare d'Atami
Arrivée Château d'Atami

Prix
300 ¥
Durée ~30 min
💡 Comptoir d'info bus à la gare, anglophone au besoin.
ATM-BUS · 2025 · 0001
Téléphérique d'Atami avec vue sur la baie Retour ロープウェイ 🚡
ロープウェイ · Téléphérique
Le téléphérique d'Atami
Départ Sortie Hihokan
Arrivée Marine Spa Atami

Prix
600 ¥
si aller-retour
Durée quelques min
🌊 Vue panoramique sur la baie d'Atami pendant la descente.
ATM-ROPE · 2025 · 0002

Le bus depuis la gare d'Atami

C’est l’option que nous avons choisie à l’aller depuis la gare. Si vous hésitez sur la ligne à prendre, pas de stress : un comptoir d’information bus se trouve directement dans la gare d’Atami. Mon copain a demandé en japonais, mais le personnel parle aussi anglais.

Le téléphérique d’Atami

Nous l’avons pris au retour, après la visite du Hihokan, pour redescendre tranquillement vers la ville. Franchement, c’est la manière la plus sympa de redescendre. Rien que pour la vue, ça vaut le détour. Et puis c’est hyper rapide !

Château d’Atami : visite, histoire et vue panoramique sur la baie

Première étape de la journée : le célèbre château d’Atami. Impossible de le manquer quand on se demande que faire à Atami en une journée

On y arrive en bus depuis la gare et la montée vers les hauteurs donne déjà un avant-goût de ce qui nous attend. La végétation devient plus dense, la mer apparaît en contrebas, et au détour d’un virage, la silhouette du château surgit. 

Château d'Atami sur les hauteurs de la péninsule d'Izu
🏯 Château · Atami Château d'Atami 熱海城 · Nishikigaura, Atami
Entrée adulte 1 200 yens
Billet combiné* 2 000 yens
Horaires 9h – 17h
Ashiyu (bain de pieds) Gratuit 🦶
Altitude 120 m au-dessus de la mer
Construit en 1959
🏯 Vue 360° ♨️ Ashiyu gratuit 🎨 Exposition shunga 👘 Costumes Edo
* Billet combiné à 2 000 yens : château + Trick Art Museum (musée d'illusions d'optique) situé juste à côté. Une bonne option si vous voulez prolonger la visite.

Manon Le Roux
Manon Juillet 2025 · Goldenturtles.fr
L'intérieur vaut moins que la vue, soyons honnêtes. Tout est en japonais, les salles sont éclairées au néon et on sent clairement que c'est une attraction touristique avant tout. Mais c'est précisément ce qui fait le "charme" d'Atami. L'ashiyu face à l'océan et le panorama depuis le sommet valent largement les 1 200 yens. Et l'exposition de shunga est.. original ! C'est l'une des rares occasions de voir ce type d'œuvres.

Un château qui n’aurait jamais dû exister

Manon Le Roux — Goldenturtles.fr
Manon Un petit mot
J'aime présenter les lieux que je visite de manière détaillée (sans doute un reste de mes années de classe préparatoire). Pour chaque étape de cette journée à Atami, je vous propose des explications complètes afin de replacer chaque site dans son contexte.

Le château d’Atami (熱海城) est sans doute l’un des plus atypiques du Japon, et pour cause : il n’a aucun fondement historique.

Le château d’Atami : une histoire… qui n’existe pas

Contrairement aux grands châteaux japonais comme le château de Himeji (姫路城) ou le château d’Osaka (大阪城), Atami n’a jamais possédé de véritable forteresse. 

XVIe siècle · Période Sengoku
Le clan Hōjō rêve d'un château... qui ne verra jamais le jour
Durant la période Sengoku, le puissant clan Hōjō d'Odawara envisage une forteresse sur les hauteurs de Nishikigaura pour contrôler la baie d'Atami. Le projet n'aboutit jamais. Atami n'aura jamais son château féodal.
⚔️ Projet jamais réalisé

Un château touristique construit en 1959

Ce qui se dresse aujourd’hui sur les hauteurs d’Atami n’a, en réalité, rien d’historique. 

Il s’agit d’une construction en béton armé datant de 1959, imaginée de toutes pièces en pleine période de boom touristique d’après-guerre. En effet, dans les années 1950, Atami devient l’une des destinations favorites des Tokyoïtes. 

Années 1950 · Boom touristique
Atami devient la destination préférée des Tokyoïtes
L'après-guerre transforme Atami. Grâce au train et à l'essor du tourisme intérieur, les salarymen et leurs familles affluent pour les onsen et la mer. La ville cherche un symbole fort pour se démarquer. L'idée d'un château dominant la baie s'impose.
🚂 Boom du tourisme intérieur japonais

Visible de loin, perché sur les hauteurs, le château devient un véritable symbole touristique. Sa structure impressionne : cinq étages visibles de l’extérieur, mais en réalité neuf niveaux au total à l’intérieur. Une architecture pensée non pas pour la défense… mais pour le spectacle.

Architecture : un faux château inspiré du style Momoyama

Ce qui est particulièrement fascinant, c’est le contraste entre l’apparence et la réalité. 

De loin, le château d’Atami reprend les codes de l’architecture Momoyama (1573–1603), comme le Château d’Osaka. Toits superposés, courbes, silhouette imposante : l’illusion est parfaite

Mais en s’approchant, le décor change. Les lignes sont plus nettes, les matériaux plus modernes… et les joints du béton apparaissent. Et c’est justement ce décalage qui rend l’endroit si particulier. Atami ne cherche pas à tromper. Elle joue avec les codes, assume son côté rétro et transforme ce « faux château » en véritable expérience.

Le château d’Atami au cinéma : une anecdote inattendue

D’ailleurs, pour la petite anecdote : le château d’Atami a été utilisé comme décor de tournage dans plusieurs films japonais. On l’aperçoit notamment dans King Kong vs. Godzilla en 1962, puis dans Gappa: The Triphibian Monster en 1967.

Que voir à l’intérieur du château d’Atami ?

L’intérieur du château se visite sur plusieurs étages, avec une ambiance qui change un peu au fil de la montée (ou de la descente). Tout est en japonais, mais à l’entrée on vous donne une brochure en anglais, ce qui aide déjà pas mal à suivre. Et honnêtement, même sans tout comprendre, l’expérience reste très visuelle.

Une "exposition" autour des samouraïs et de l’époque Edo

exposition dans le chateau d'atami au japon : armures de samouraïs, des objets datant de l’époque Edo (1603–1868)

Exposition dans le château d’Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Les premiers niveaux sont plutôt classiques et permettent de poser un peu le contexte historique. On y découvre des armures de samouraïs, des objets datant de l’époque Edo (1603–1868), ainsi qu’une petite exposition sur les châteaux japonais. Ce n’est pas le musée le plus complet du pays… ça c’est sûr. Mais ça fait le job.

Une expérience immersive : costumes et photos

essayage de costumes dans le château d'atami au japon dans la péninsule d'izu, moment drôle à faire entre amis

Je n’avais pas le choix pour cette photo.. | Atami, Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Parmi les « activités » proposées, il est possible si l’envie vous prend, d’enfiler des costumes et de se faire prendre en photo… C’est assez touristique, mais bon, ça fait partie de l’expérience aha. Et au Japon, ce genre de mise en scène est pas mal apprécié, notamment par les locaux. Si vous êtes en couple ou entre amis, ça peut être un moment sympa à partager.

Un game center inattendu dans le château

En descendant vers les niveaux inférieurs, changement total d’ambiance. On tombe sur un petit game center installé au sous-sol. Oui, un espace de jeux dans un château. Sur le papier, ça n’a pas beaucoup de sens… et pourtant, ça fonctionne. C’est typiquement le genre de détail qui rappelle que le château d’Atami n’est pas un site historique classique, mais bien une attraction pensée pour le divertissement.

L’exposition de shunga : une partie plus surprenante

La vraie surprise de la visite, c’est l’exposition de shunga (春画), des estampes érotiques japonaises datant de l’époque Edo.

Littéralement, « shunga » signifie « images du printemps », un euphémisme utilisé à l’époque pour parler de sexualité. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ces œuvres n’étaient pas marginales. Elles circulaient largement dans la société japonaise, toutes classes confondues et faisaient partie intégrante de la culture visuelle de l’époque.

Ce n’est pas une exposition provocante ou voyeuriste. Au contraire, tout est présenté de manière assez sobre. On comprend rapidement que ces images ne se limitaient pas à l’érotisme. Elles racontaient aussi des histoires, jouaient avec l’humour et reflétaient le quotidien et les relations humaines dans le Japon d’autrefois.

C’est clairement l’un des éléments les plus atypiques du château d’Atami. Mais bon, à ce stade, est-ce que ça nous choque ?

L’ashiyu au château d’Atami : un bain de pieds face à l’océan

vue du ashiyu dans le château d'atami au Japon dans la péninsule d'izu, mer à l'infini et bleu du ciel

Vue du château d’Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Sur la terrasse extérieure du château d’Atami au Japon, on est tombé sur une petite surprise : un ashiyu (足湯), ou bain de pieds en eau chaude, installé face à la baie de Sagami.

Le principe est simple : on s’assoit au bord du bassin, on plonge les pieds dans l’eau chaude… et on profite de la vue. L’accès est gratuit, et si vous n’avez pas de serviette, un distributeur en propose pour environ 100 yens.

Les ashiyu sont très répandus dans les villes thermales japonaises. C’est une alternative simple et accessible aux bains traditionnels :

  • pas besoin de se changer
  • pas de règles complexes à connaître
  • quelques minutes suffisent

La vue panoramique depuis le château d’Atami : le vrai moment fort

Si je dois être honnête, ce qui justifie vraiment la visite du château d’Atami… c’est la vue.

Une fois arrivée tout en haut, on accède à un observatoire ouvert qui offre une vue panoramique à 360 degrés sur toute la baie. Et là, vous comprenez immédiatement pourquoi le château a été construit ici.

D’un côté, la ville d’Atami qui descend en cascade vers la mer, avec ses immeubles un peu rétro et ses hôtels face à l’océan. De l’autre, la baie de Sagami qui s’étend à perte de vue, avec cette couleur bleu profond typique du Pacifique.

D’un côté, la ville d’Atami au Japon descend en cascade vers la mer, avec ses immeubles un peu rétro et ses hôtels face à l’océan. De l’autre, la baie de Sagami qui s’étend à perte de vue, avec cette couleur bleu profond typique du Pacifique.

Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Le Hihokan d’Atami : le musée pour adultes le plus insolite du Japon

Juste en contrebas du château se trouve le Hihokan (秘宝館), littéralement la « maison des trésors cachés« . Si vous cherchez quelque chose d’atypique à faire à Atami, c’est clairement votre endroit.

Le Hihokan d’Atami est aujourd’hui le dernier musée pour adultes de ce type encore en activité au Japon. Héritage direct de l’ère Showa (1926–1989), il fait partie de ces attractions un peu oubliées qui ont marqué l’âge d’or du tourisme japonais.

Fiche technique du Hihokan

Panneau d'entrée du Hihokan, musée pour adultes d'Atami
🔞 Musée pour adultes Hihokan — 秘宝館 La "maison des trésors cachés" · Atami, Shizuoka
🔞 Réservé aux 18 ans et plus 📷 Photos interdites à l'intérieur
Entrée adulte 1 700 yens
Billet combiné* 1 800 yens
Horaires 9h30 – 17h30
Dernière entrée 17h00
Accès Téléphérique d'Atami
Ouverture Tous les jours
🎭 Kitsch assumé 🎨 Art érotique Edo 💑 Idéal en couple 🌊 Vue sur la baie 🎋 Omikuji version adulte 🛍️ Boutique souvenirs
* Billet combiné à 1 800 yens : entrée musée + téléphérique aller-retour inclus. La meilleure option si vous n'avez pas encore pris le téléphérique à l'aller.

Manon Le Roux
Manon Juillet 2025 · Goldenturtles.fr
On y est allés par curiosité, mon copain et moi, sans vraiment savoir à quoi s'attendre. Et finalement on a passé un bon moment ! L'ambiance est kitsch, rétro, tout est traité avec humour et second degré. Il y a même un omikuji version adulte à l'intérieur. Et une boutique de souvenirs à la sortie, forcément dans le thème. Une petite pause décalée parfaite pour couper la journée, on ne regrette pas du tout !!

Après le Hihokan : avant de redescendre

À la sortie du musée, on a pris le temps de rester un peu dehors avant de redescendre. Le téléphérique se trouve directement sur la gauche, impossible de le rater.

Juste en face, une grande plateforme panoramique s’ouvre sur la baie d’Atami. C’est superbe. Même si la vue ressemble un peu à celle du château, il y a quelque chose dans ce bleu à perte de vue qui m’apaise à chaque fois. L’océan prend toute sa place.

photo en amoureux devant la vue d'atami au Japon

Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

À l’intérieur, il y a aussi un petit café avec de quoi grignoter ou boire un verre. On s’est posés quelques minutes, avant de prendre le téléphérique et redescendre vers la ville.

Le trajet à pied jusqu’au Kiunkaku

Une fois en bas, on a décidé de rejoindre le Kiunkaku à pied. Comptez environ 15 minutes depuis la station basse du téléphérique. Le chemin longe la marina, avec quelques petits restaurants de poissons et une ambiance assez locale. Rien de particulièrement spectaculaire, mais personnellement, on aime bien marcher pour découvrir une ville plutôt que de prendre les transports (d’autant plus qu’ici, ça prend à peu près le même temps).

Et puis, en chemin, il y a eu ce bâtiment. Un immeuble entièrement recouvert de végétation. Les façades mangées par les plantes, les fenêtres ouvertes sur le vide, les étages comme laissés à l’abandon. On aurait dit un décor de série post-apocalyptique, posé là, au milieu de la ville.

batiment recouvert de végétation dans atami près du téléphérique, abandonné ? ressemblance à the last of us

The last of us à Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

C’est aussi là qu’on commence à saisir une autre facette d’Atami. Derrière son image de station balnéaire animée et touristique, la ville porte encore les traces de son passé. Celui des années 80, de la bulle économique japonaise, des hôtels construits en masse… puis laissés à l’abandon.

Le Kiunkaku : la villa centenaire à ne pas manquer à Atami

Le Kiunkaku (起雲閣) est une adresse qu’on repère en préparant son itinéraire à Atami, qu’on hésite parfois à ajouter faute de temps… et qu’on finit par considérer comme un incontournable une fois la visite terminée. 

Pour 510 yens (soit à peine le prix d’un café à Tokyo), on entre dans l’une des plus belles demeures historiques d’Atami, traversée par plus d’un siècle d’histoire. 

[Mon retour d’expérience est ici enrichi par les données officielles du site du Kiunkaku, afin de vous proposer un contenu à la fois fiable et détaillé.]

Un lieu, trois propriétaires, quatre époques

Une villa pensée pour soigner (1919)

Tout commence en 1919. Cette année là, la grippe espagnole ravage le monde. Le magnat de la marine marchande Uchida Noboya, enrichi pendant la Première Guerre mondiale grâce au transport maritime, choisit Atami pour y faire construire une villa. Mais pas pour lui, non. Pour sa mère, dont la santé décline.

1919 · Villa privée
Uchida Noboya construit une villa pour soigner sa mère
C’est précisément ce détail qui rend le Kiunkaku si différent des autres grandes demeures japonaises. Uchida pense chaque espace pour elle. Les couloirs sont larges, les seuils presque inexistants, les pièces s’enchaînent sans contrainte. Une approche "barrière-free" avant l’heure, dans une villa luxueuse. Il fait venir des bois précieux de tout le Japon, installe des vitres à une époque où c'est encore rare et offre à sa mère une vue directe sur le jardin depuis chaque pièce. Le bâtiment résistera même au tremblement de terre de 1923, l’un des plus destructeurs de l’histoire du Japon.
🏡 Villa familiale · 1919

L’agrandissement par Nezu Kaichirō (1925)

En 1925, Uchida et sa mère quittent Atami pour Tokyo. La villa change alors de propriétaire. Elle est rachetée par Nezu Kaichirō, fondateur des chemins de fer Tōbu, surnommé le « roi du rail ». Collectionneur, amateur de thé et grand voyageur, il ne se contente pas d’habiter les lieux : il les transforme profondément.

Nezu agrandit le domaine, fait creuser une source thermale et redessine entièrement le jardin. Il fait également transporter d’immenses pierres d’Izu, si imposantes que son voisin, l’écrivain Tsubouchi Shōyō, note dans son journal que les camions « bloquaient toute la rue ».

Mais surtout, il fait construire plusieurs pavillons d’inspiration occidentale. C’est là que le Kiunkaku devient unique. Architecture japonaise, influences chinoises, éléments européens, inspirations centre-asiatiques… tout cohabite dans une même demeure, sans jamais sembler incohérent. Chaque pièce reflète la sensibilité de Nezu, dans le choix des matériaux, des formes et même des vitraux.

Un ryokan d’écrivains après-guerre (1947)

Après la guerre, en 1947, le Kiunkaku devient un ryokan. Et pas n’importe lequel. Très rapidement, le lieu attire les grandes figures de la littérature japonaise

1947 · Ryokan littéraire
Dazai, Tanizaki, Shiga : les plus grands écrivains japonais s'y retrouvent
Dazai Osamu y séjourne en 1948 et y achève La Déchéance d’un homme, l’un des romans les plus marquants du Japon moderne. Le même mois, Tanizaki Junichirō, Shiga Naoya et Yamamoto Yūzō s’y retrouvent pour un dîner resté célèbre. La maison devient alors un véritable salon littéraire, autant qu’un lieu de repos. Taijun Takeda, Seiichi Funabashi… les noms s’enchaînent.
✍️ Ryokan des écrivains · 1947

De la fermeture à la préservation (1999 à aujourd’hui)

En 1999, le ryokan ferme. La démolition est envisagée. Mais le bâtiment ne disparaît pas. Des bénévoles se mobilisent, une association citoyenne se crée pour le préserver. Finalement, la ville d’Atami rachète le site et le classe. Depuis 2000, le Kiunkaku est ouvert au public en tant que site culturel.

La visite du Kiunkaku à Atami : un parcours pièce par pièce

À l’entrée du Kiunkaku, il faut retirer ses chaussures. La visite se poursuit ensuite en chaussettes, le long d’un parcours fluide qui s’articule autour du jardin central. Chaque pavillon dévoile une atmosphère et une identité qui lui sont propres.

La salle Kirin (1919) : le bleu qui arrête

La première chose qui nous frappe en entrant dans le pavillon japonais Kirin, c’est la couleur. Un bleu cobalt profond recouvre les murs. C’est une teinte particulièrement inattendue dans une pièce japonaise traditionnelle. On entre dans un espace sobre (bois, tatamis, lignes épurées) et ce bleu vient nous en mettre plein les yeux

Il n’est pas là par hasard. Ce bleu s’inspire des pigments utilisés à Kanazawa, une ville historiquement réputée pour son artisanat et ses couleurs. Il rappelle notamment le bleu des murs du Seisonkaku (成巽閣), un ancien pavillon de prestige.

la salle kirin dans le kiunkaku à atami au japon. photo face à un kakemono de dragon. bleu typique de kanazawa

La salle Kirin du Kiunkaku à Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Dans le tokonoma (床の間), l’alcôve décorative, un kakemono (掛け軸) m’a attiré immédiatement l’oeil. On peut y lire les caractères 龍起雲 (Ryūkiun) qui veut dire « le dragon s’élève dans les nuages ». C’est une calligraphie datant de l’ère Taishō. En tant que grande fan de dragons (foulard + tatouage… oui, oui), j’étais obligée d’immortaliser ce moment.

Fiche explicative
🏯 Architecture · Salle Kirin · 1919
Un espace pensé pour une mère en fauteuil roulant
La salle Kirin a été conçue par Uchida Noboya pour sa mère, qui vivait en fauteuil roulant. À une époque où personne ne parlait encore d'accessibilité, chaque détail architectural a été pensé pour faciliter ses déplacements.
🚪
Absence totale de marches
Les pièces s'enchaînent sans seuils ni dénivellations : une fluidité rare dans l'architecture japonaise de 1919, pensée pour ne jamais contraindre le déplacement.
🛤️
Couloirs en tatami sur trois côtés
La pièce est entourée de larges couloirs couverts de tatami qui permettent de circuler tout autour sans obstacle, depuis l'intérieur comme depuis le jardin.
🌿
Vue directe sur le jardin depuis chaque pièce
Uchida a orienté chaque espace pour que sa mère puisse voir le jardin sans avoir à se déplacer. Une attention toute simple, et pourtant si rare.
Construit en 1919, soit plus de 50 ans avant que l'accessibilité devienne un sujet de société au Japon.

La salle Taihō (1919) : une ambiance plus feutrée

La visite se poursuit au deuxième étage du pavillon, dans la salle Taihō. L’ambiance change tout de suite. Les murs sont d’un violet profond cette fois, beaucoup plus sobre que la salle précédente. Au plafond, on remarque de grandes poutres en sugi ancien (un cèdre japonais avec un grain très marqué), qui attire le regard.

La salle Taihō (1919) du kiunkaku d'atami au japon

La salle Taihō du Kiunkaku à Atami | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

À ce niveau, certains détails sont aussi travaillés en bambou : dans les cloisons, les encadrements ou encore les éléments décoratifs. C’est discret, mais ça montre le niveau de précision apporté à la construction.

Les fenêtres ont conservé leurs vitres d’époque Taishō, avec ce léger flou caractéristique du verre ancien. C’est aussi dans cette pièce que Dazai Osamu aurait séjourné (voir plus haut). On imagine facilement quelqu’un écrire ici, en regardant le jardin. C’est si beau !

🏯 La salle · Taihō · 1919
Une pièce de vie et une chambre d'écrivains
La salle Taihō ne se résume pas à sa beauté architecturale. C'est une pièce qui raconte la vie quotidienne de la villa. Elle a accueilli certains des plus grands noms de la littérature japonaise.
🏠
Rangements, shosei et vie domestique
À l'époque, on trouvait ici des espaces de rangement et une chambre pour les shosei (étudiants qui travaillaient pour la maison en échange du logement). Un détail qui permet d'imaginer la vie sur place, bien au-delà de l'aspect "visite".
✍️
Dazai, Tanizaki, Shiga ici même
Dazai Osamu aurait séjourné dans cette pièce en 1948, au moment où il achevait La Déchéance d'un homme. Ce même mois, Tanizaki Junichirō et Shiga Naoya étaient eux aussi présents au Kiunkaku. Ces tatamis ont vu passer l'histoire littéraire du Japon.

Le sunroom de Tamahime : la pièce la plus spectaculaire du Kiunkaku

On change complètement d’univers en entrant dans le pavillon occidental Tamahime.

Ici, plus de tatamis ni de sobriété japonaise : place à une pièce lumineuse, presque théâtrale. Le sunroom (littéralement une pièce pensée pour profiter du soleil) est sans doute l’espace le plus « photogénique » du Kiunkaku.

Ce qui attire immédiatement le regard, c’est le plafond entièrement en vitraux. Ils ont été réalisés par l’atelier Unosawa, le même qui a participé à la création des vitraux du Parlement japonais. Les motifs mêlent influences Art Nouveau (formes végétales, courbes) et Art Déco (géométrie plus structurée), deux grands courants du début du XXe siècle.

Tamahime du Kiunkaku à atami au japon

La sunroom de Tamahime Kiunkaku | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Au sol, on retrouve des carreaux en céramique de Kyoto (Taizan tiles), aux couleurs vives, qui renforcent encore cet effet visuel. Les murs sont recouverts de travertin, une pierre naturelle légèrement poreuse. Les joints, quant à eux, intègrent de petits fragments de coquillages qui captent et reflètent subtilement la lumière.

Et puis il y a ces grandes baies vitrées ouvertes sur le jardin. Je veux la même pièce dans ma future maison !

La salle de bain romaine : un luxe discret et inattendu

Juste à côté du pavillon Tamahime, la salle de bain romaine offre un contraste intéressant.

salle de bain romaine du kiunkaku à atami au japon

La salle de bain romaine du Kiunkaku | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Carrelages crème aux teintes chaudes, deux baignoires encastrées côte à côte (une chaude, une tiède), vitraux en ogive laissant entrer la lumière sans dévoiler l’extérieur… L’ensemble est sobre et élégant.
♨️ Architecture · Salle de bain romaine · 1929
Trois détails qui rendent cette salle de bain unique au Japon
Construite en 1929, cette pièce était réservée aux seuls invités du pavillon Kongō. Malgré des rénovations, plusieurs éléments d'origine subsistent.
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L'eau arrive par les joints du carrelage
Le Nezu onsen ne coulait pas par un robinet, mais par de minuscules ouvertures dans les joints de carrelage. Un système ingénieux... et sujet à l'encrassement avec le temps, les dépôts minéraux bouchant peu à peu les conduits.
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Des carreaux en bois autour des baignoires
Autour des deux bassins, des carreaux en bois assuraient confort thermique et sécurité. Un matériau rare dans une salle de bain de style occidental.
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Deux bassins : chaud et tempéré
La présence de deux baignoires côte à côte permettait simplement de choisir entre un bain chaud ou plus tempéré comme dans les thermes romains d'origine. Un luxe simple, pensé pour le confort des invités.

Ce qu'il ne faut pas manquer

Le jardin mérite à lui seul qu’on y consacre du temps. Vous pouvez vous y balader librement. Il y a des pins centenaires taillés avec une précision impressionnante (la fameuse précision japonaise qui fait rêver mon père), des arbustes parfaitement arrondis, des murets en pierre d’Izu ou encore étangs et carpes koï… L’ensemble est si apaisant.

Sur place, vous trouverez également un café avec vue directe sur le jardin, où l’on peut déguster un matcha accompagné de wagashi de saison.

Le domaine abrite aussi une salle de concert. Lors de notre passage, deux dames jouaient du piano. On s’est arrêtés une bonne demi-heure. Dans ce cadre-là, c’était d’une douceur assez rare. Des concerts sont régulièrement organisés, souvent gratuitement : pensez à consulter la programmation avant votre visite.

Du Kiunkaku à la plage : passage par le shotengai d’Atami

Depuis le Kiunkaku, nous avons marché environ 20 minutes (sans compter notre arrêt pour déguster une petite glace au yuzu, miam) pour rejoindre la plage d’Atami. Le trajet passe par le shotengai (商店街), ces galeries commerçantes couvertes typiques des centres-villes japonais.

À Atami, il s’agit de la rue Heiwa-dori. C’est une petite artère rétro où l’on retrouve des boutiques de souvenirs, des stands de street food et quelques spécialités locales. Vous y croiserez notamment des onsen manju (petits gâteaux fourrés à la pâte de haricot rouge), des poissons séchés typiques de la région, ou encore le célèbre pudding d’Atami, devenu une vraie gourmandise locale.

On s’y est arrêtés quelques minutes pour acheter de quoi faire un pique-nique, avant de reprendre tranquillement la route vers la mer.

Atami Sun Beach : coucher de soleil et hanabi sur la baie

La plage d’Atami Sun Beach est située à quelques minutes à pied de la gare. On s’était dit que ce serait parfait pour rentrer facilement en fin de soirée. [Et puis, en tant que sudiste, je suis obligée de passer mes soirées d’été en bord de mer…]

On s’y est installés pour boire une bière et blablater. On est restés là pendant des heures. C’était notre première vraie journée en couple avec mon copain du coup on apprenait à se découvrir (romantique). On rigolait, on regardait la baie, on observait la plage se remplir doucement.

Atami Sun Beach : la plage d'atami au coucher du soleil pendant l'été

Atami Sun Beach | Japon, 2025. © 2 0 2 6  G o l d e n t u r t l e s

Découverte des hanabi à Atami

Et puis, à la tombée de la nuit, des familles ont commencé à sortir des sacs et à s’installer en petits groupes dans le sable. Les premières lumières sont apparues : de petits feux d’artifice artisanaux, tenus à la main, allumés directement sur la plage.

Au Japon, les hanabi (花火), littéralement « fleurs de feu », font partie intégrante de l’été. Le terme désigne autant les grands feux d’artifice officiels que ces versions plus intimistes, que les familles partagent entre elles, le soir. C’est une tradition estivale profondément ancrée dans la culture japonaise, au même titre que les matsuri ou les yukata.

Les enfants couraient avec des sparklers, les adultes allumaient des fusées colorées face à la mer. Il faisait nuit, l’air était encore chaud et la baie reflétait toutes ces petites lumières. C’était exactement le genre de moment qu’on ne planifie pas… et qu’on n’oublie pas. Je me serais crue dans un anime. Ça m’a vraiment touchée. C’est clairement l’un de mes plus beaux souvenirs de mon année de PVT au Japon.

On a ensuite mangé quelque chose près de la gare, avant de reprendre le train vers Usami pour notre dernière nuit et continuer notre aventure dans la péninsule d’Izu.

Conclusion : Atami, une étape incontournable sur la péninsule d’Izu

Atami ne correspond pas forcément à l’image que l’on se fait du Japon… et c’est justement ce qui fait son intérêt. Entre patrimoine atypique, ambiance rétro et bord de mer, la ville se découvre facilement en une journée.

Si vous vous demandez que faire à Atami, cet itinéraire permet de voir l’essentiel tout en prenant le temps de profiter. Un château en béton construit pour le tourisme, un musée pour adultes hérité de l’ère Showa, une villa centenaire où Dazai Osamu a écrit, une plage où les familles allument des feux d’artifice à la main…

Dans les prochains articles, je vous emmène découvrir la suite de ce séjour sur la côte d’Izu : Ito et les falaises spectaculaires de Jogasaki Coast !

FAQ : Atami Japon

Que faire à Atami en une journée ?

En une journée à Atami, il est possible de découvrir : le château d’Atami et son ashiyu face à la baie, le Hihokan, les jardins et pavillons du Kiunkaku, ainsi que le shotengai Heiwa-dori. La journée peut se terminer sur la plage d’Atami Sun Beach. En été, les familles y font des hanabi à la tombée de la nuit.

Comment aller à Atami depuis Tokyo ?

Depuis Tokyo, deux options permettent de rejoindre Atami facilement. Le Tokaido Shinkansen relie Tokyo à Atami en environ 45 minutes pour environ 4 270 yens (JR Pass accepté). En train local JR Tokaido, comptez environ 1h40 pour environ 2 090 yens (également couvert par le JR Pass). Depuis Usami, la ligne JR Ito permet de rejoindre Atami en 25 minutes pour environ 253 yens, mais cette ligne n’est pas couverte par le JR Pass.

Atami est-elle proche de Tokyo ?

Oui, Atami est située à environ 45 minutes de Tokyo en Shinkansen et à environ 1h40 en train local. C’est une destination idéale pour une excursion à la journée depuis Tokyo.

Atami vaut-elle le détour lors de mon road trip au Japon ?

Oui, Atami vaut le détour si vous recherchez une destination différente pour votre road trip au Japon. Entre son château atypique, le Kiunkaku, le Hihokan et son ambiance balnéaire rétro, la ville propose une expérience unique près de Tokyo. C’est une escapade facile et originale à intégrer dans un itinéraire sur la péninsule d’Izu.

Quelle est la meilleure période pour visiter Atami ?

Le printemps et l’automne sont les périodes les plus agréables pour visiter Atami. Les pruniers fleurissent dès février et les premiers sakura apparaissent dès janvier. L’été est idéal pour profiter de la plage et des hanabi, mais la fréquentation est plus élevée en juillet et août. L’hiver reste doux grâce au climat côtier, parfait pour profiter des onsen.

Atami ou Usami : laquelle choisir comme base ?

Tout dépend de votre type de séjour. Atami est plus animée et mieux desservie, mais aussi plus fréquentée et plus chère. Usami, située à 25 minutes en train, est plus calme, plus abordable et constitue une excellente base pour explorer la côte d’Izu. Pour un séjour tranquille avec accès facile à Atami, Usami est souvent le meilleur choix.

Où se baigner à Atami ?

La plage principale est Atami Sun Beach, située à quelques minutes à pied de la gare. L’eau y est calme et la plage bien aménagée. En été, l’ambiance y est animée, notamment en soirée lorsque les familles japonaises se retrouvent pour faire des hanabi.

Qu’est-ce que le Kiunkaku à Atami ?

Le Kiunkaku est une villa historique construite en 1919, aujourd’hui classée site culturel à Atami. Elle a appartenu à plusieurs propriétaires influents avant de devenir un ryokan fréquenté par de grands écrivains japonais comme Dazai Osamu et Tanizaki Junichirō. Ouverte au public (entrée : 510 yens), elle fait partie des lieux à visiter à Atami les plus incontournables.

Pour aller plus loin

Si Atami vous a donné envie d’explorer davantage la côte d’Izu ou les escapades nature autour de Tokyo, je vous invite à poursuivre votre lecture avec ces ressources complémentaires :

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