De l’Australie au Japon : voyage entre deux mondes

Ce article se distingue des précédents par sa tonalité plus personnelle et intimiste. Il s’apparente davantage à des pages de mon carnet de voyage, où je partage mes ressentis et mes interrogations, en plus des conseils pratiques habituels. Cette approche reflète l’importance particulière de moment qui marque à la fois la conclusion d’une année de voyage riche en expériences et la réalisation de mon deuxième rêve : aller au Japon

Je vous invite à plonger dans ces lignes avec moi et à découvrir les moments marquants de cette étape décisive. Bonne lecture ! ☺

Le rêve nippon : les préparatifs

Un questionnement sur plusieurs mois

L’aventure a commencé bien avant que nos pieds ne foulent le sol japonais. Avec mon amie Lucille, dès le début de notre périple à deux, nous nourrissions le rêve de clore notre Working Holiday Visa australien par une escapade au Japon. Mais comme tant de rêves, il est longtemps demeuré un horizon lointain car nous n’avions pas les moyens.

Lorsque nous avons commencé à travailler à Byron Bay, une question est revenue dans nos esprits : « Et si ? ». Et si, après tout, notre rêve était réalisable ? Mais avant de se lancer dans une éventuelle aventure à l’étranger, nous voulions découvrir l’Australie. C’est vrai, nombreux PVTistes décident d’explorer l’Asie avec leur argent australien, chose que je peux parfaitement comprendre [étant une grande fan de cette aire géographique]. Néanmoins, je trouvais ça dommage de vivre pendant 10 mois en Australie, à l’opposé de la France, et de n’avoir connu que 3 villes. Il fallait quand même que je découvre du pays

C’est ainsi que nous avons planifié deux road-trips de plus d’un mois entre Sydney et Melbourne et la Tasmanie. Malgré des économies qui me permettaient de rentrer en France avec des sous de côté, je me demandais : est-ce là l’essence même de ces cinq mois passés à travailler parfois dix jours d’affilée, à se donner sans relâche, à faire des tâches parfois plus qu’ingrates ? Pour moi, la réponse était claire : non. Je veux voyager avec cet argent.

Le point de notre aventure

Alors on a commencé à chercher pour une destination finale. Celle qui clôturerait notre aventure à deux. Entre la Thaïlande, le Cambodge, la Nouvelle-Calédonie, l’Indonésie et les Philippines, toutes ces options semblaient intéressantes. Mais malgré les calculs, les itinéraires d’avion, les questions d’hébergement et les ajustements de calendrier, le Japon restait dans nos pensées.

Alors oui, cela impliquait un changement radical de saison, passant de la chaleur envoûtante de Byron Bay à l’hiver frisquet de Tokyo. Oui, cela engendrait des dépenses considérables, bien plus élevées que si on partait pour les Philippines. Mais pour moi, c’était un rêve que je ne pouvais pas laisser filer.

« – Lucille, on y va ? – D’accord, c’est parti !« 

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Deux imbéciles heureuses à Byron Bay | Australie, 2024. © 2 0 2 4  G o l d e n t u r t l e s

Quel itinéraire au Japon ?

Nous avons décidé de pousser la folie encore plus loin. Au lieu de nous contenter d’un séjour de cinq jours à Tokyo, nous avons opté pour un road trip.

Notre périple débute avec Osaka, puis nous enchaînons avec Kyoto  avant de conclure à Tokyo

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Itinéraire au Japon © 2 0 2 4  G o l d e n t u r t l e s

On s’est plongée dans la recherche des attractions incontournables de chaque ville, réservant nos billets d’avion, nos hébergements Airbnb, nos activités et nos moyens de transport. Le projet prit forme, devint palpable et l’excitation montait au fur et à mesure que les préparatifs se concrétisaient.

Sous un nouveau ciel

Derniers jours en Australie, après 10 mois de vie

Entre le 22 janvier et le 24 février 2024, notre périple à travers l’Australie a été marqué par des rencontres inoubliables et des paysages à couper le souffle [bien évidemment, de nombreux articles arrivent là-dessus]

Mais ce 25 février, un nouveau chapitre s’ouvre. Nous embarquons à bord d’un avion à destination de Brisbane, quittant ainsi Hobart, notre dernier arrêt en Tasmanie. Le billet nous a coûté 201 AUD chacune, mais la valeur de cette transition dépasse de loin son coût financier. Ce vol marque non seulement la fin de notre exploration de l’Australie mais aussi de notre PVT.

Arrivée à Brisbane, je suis accueillie par cette ville qui a été mon foyer pendant quatre mois. C’est comme si elle était consciente du rôle qu’elle joue dans notre itinéraire. Nous déposons nos bagages dans notre Airbnb et retrouvons une amie chère à nos cœurs, venue spécialement pour partager notre dernier jour en Australie [Maia, I miss u <3].

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Brisbane | Australie, 2024. © 2 0 2 4  G o l d e n t u r t l e s

Malgré la réalité imminente du départ, il me semble si difficile de vraiment saisir l’ampleur de cet événement. Avec Lucille, on a partagé nos pensées tardives, un mélange de sentiments de conclusion avec l’anticipation palpitante d’un nouveau départ. C’est une fin, oui, mais aussi le début d’une nouvelle aventure qui nous attend.

Jour du départ

Il est 7h53, nos sacs à dos (et valise en plus pour Lucille) sont bouclés, nous sommes dehors et attendons notre Uber pour partir à l’aéroport. Le trajet se déroule silencieusement, nous sommes toutes les deux penchées vers nos fenêtres, le regard perdu dans les gratte-ciels de Brisbane. Ça y est, c’est la fin. Au revoir, Brisbane. Merci pour tout.

On arrive à l’aéroport, on dépose nos bagages en soute et nous allons manger un bout avant notre vol. Puis, c’est le moment d’embarquer. 

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Aéroport de Brisbane | Australie, 2024. © 2 0 2 4  G o l d e n t u r t l e s

Pour occuper le temps en vol, nous avons prévu le coup : des films téléchargés à l’avance sur nos téléphones. J’ai commencé la série « One Day » [watch me crying dans l’avion] et « Avatar : le dernier maître de l’air ». 

Malgré ma phobie de l’avion, nous avons trouvé des moyens ludiques pour nous détendre. Avec Lucille, nous avons même inventé un jeu du bac, utilisant nos écrans connectés. 

Et puis nous entendons l’annonce « nous débutons la descente en direction d’Osaka ». Le ventre qui commence à se dénouer petit à petit. Le Japon, j’arrive.

les premiers pas au Japon

Le dépaysement est total dès notre descente de l’avion à Osaka. La fraîcheur de l’air nous rappelle brutalement que nous avons traversé l’équivalent de deux saisons en seulement neuf heures de vol. C’est saisissant. Après les formalités douanières et les contrôles habituels, nous récupérons nos bagages et activons notre carte SIM pour rester connectées.

Direction le train. Heureusement, nous avions anticipé en réservant nos billets via Klook. Munies de notre QR code à échanger contre des tickets, nous constatons que les procédures sont relativement simples, même si la barrière de la langue reste présente. En route vers le centre d’Osaka, à bord du train, nous sommes comme deux enfants, peinant à réaliser que nous avons quitté un pays pour un autre.

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Osaka | Japon, 2024. © 2 0 2 4  G o l d e n t u r t l e s

Lucille tire sa valise en plus de ses deux sacs à dos tandis que j’ouvre le chemin tant bien que mal. Après une marche de dix minutes depuis la station jusqu’à notre Airbnb, tous nos sens sont en éveil : le froid nous pique les mains, les arômes de cuisine locale chatouillent nos narines, et les enseignes lumineuses scintillent dans la nuit. C’est déjà magique. À 21 heures, le propriétaire nous accueille chaleureusement, patientant pour notre arrivée. Nous avions opté pour un logement exclusivement pour nous – un vrai luxe.

Un rapide arrêt au Konbini du coin (un 7 Eleven) puis il est temps de se mettre au lit, épuisées mais enchantées par les premières impressions de ce nouveau chapitre de notre aventure.

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