6 raisons de faire un Service Civique à l’étranger
Pourquoi faire un Service Civique à l’étranger ? Quelles sont les raisons qui poussent aujourd’hui les jeunes de 16 à 25 ans à vivre une expérience internationale pendant plusieurs mois ? On découvre ça ensemble.
Peut-être que certains d’entre vous ont longtemps cherché des opportunités pour pouvoir partir dans un nouveau pays, sans vraiment y trouver leur compte. Vous souhaitez voyager, certes. Mais donner du sens à votre départ fait aussi partie aussi de vos leitmotivs. Il existe plusieurs alternatives encadrées et valorisées. Faire un Service Civique en est une.
Le Service Civique est une opportunité unique pour s’immerger dans un environnement différent, tout en contribuant à une cause qui vous tient à cœur. Dans la pratique, il s’agit d’une mission encadrée, généralement de 6 à 12 mois. Il peut se faire durant vos études, en année de césure ou à la fin de celles-ci selon votre choix. C’est plus qu’un apprentissage de la vie, c’est un apprentissage de soi-même.
À travers cet article, je vous partage 6 raisons concrètes de faire un Service Civique à l’étranger. Elles sont basées sur mon expérience au Canada et sur ce que cette aventure m’a réellement apporté. Vos proches ne pourront qu’être convaincus, promis !
Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement du dispositif, j’ai également détaillé tout ce que vous devez savoir sur le Service Civique à l’étranger dans un article dédié.
Sommaire de l'article
ToggleSe familiariser avec le monde associatif et les enjeux de la société
Comprendre les enjeux sociétaux autrement que par le prisme du voyage
La solidarité, l’environnement ou encore l’accès à la culture sont des domaines qui ont de l’importance pour vous. Vous avez peut-être déjà été bénévole dans une association en France. Ou vous ressentez depuis quelque temps l’envie de vous engager autrement. Voyager, oui, mais pas uniquement pour consommer un pays. Voyager en comprenant, en participant, en donnant du sens à son départ.
Faire un Service Civique à l’étranger permet précisément de répondre à cette envie. En prenant part à une mission d’intérêt général, le volontaire ne se contente pas d’observer une société différente. Il en devient, pour un temps, un acteur à part entière.
Une immersion concrète dans le monde associatif local
Le Service Civique à l’international se déroule principalement au sein d’associations ou d’organismes engagés. Les domaines sont variés : social, culturel, éducatif ou environnemental. Ces structures jouent un rôle essentiel dans la société civile et agissent souvent là où les besoins sont les plus concrets.
Agir à leurs côtés permet de mieux comprendre le fonctionnement réel du monde associatif. On en découvre les contraintes, les modes d’action et l’impact réel sur le terrain. C’est une approche beaucoup plus réaliste, loin des idées parfois idéalisées que l’on peut en avoir avant de partir.
Pour illustrer concrètement cette idée, Célia nous raconte notamment son Service Civique à Montréal dans un centre LGBTQ+.
Une première approche de l’engagement citoyen à l’international
Le Service Civique repose sur une logique d’engagement citoyen, accessible à tous, sans condition de diplôme. À l’étranger comme en France, il rappelle une chose essentielle : s’engager n’implique pas forcément de “changer le monde”. Il s’agit avant tout d’agir à son échelle, là où l’on se trouve.
En tant que volontaire, on apporte une contribution modeste mais concrète. On prend aussi conscience que l’impact d’une action ne se mesure pas uniquement à son ampleur. Il tient tout autant à sa régularité, à son intention et à sa sincérité.
Faire un Service Civique à l’étranger pour (re)trouver un objectif
Une période charnière que beaucoup de jeunes traversent
Faire un Service Civique à l’étranger s’inscrit souvent dans une période de transition. Fin d’études, année de césure, recherche d’emploi ou remise en question plus globale. Nombreux sont les jeunes qui se retrouvent dans ce que j’appelle « l’entre-deux ». Un moment où l’on ne se reconnaît plus vraiment dans ce que l’on vient de quitter, sans savoir encore vers quoi se diriger.
C’est précisément dans ces phases de flou que le Service Civique peut prendre tout son sens. Il offre un cadre structurant et rassurant. Surtout, il permet de rester actif engagé et en mouvement, sans la pression immédiate de faire carrière.
Mon expérience : sortir de cet "entre-deux"
Pour ma part, je me suis engagée dans un Service Civique à l’étranger à la sortie de mes études, en pleine période de pandémie. Malgré plusieurs candidatures, je peinais à trouver un emploi stable. Mon jeune âge et mon manque d’expérience professionnelle constituaient des freins, et je ressentais une forme de stagnation.
Quelque temps auparavant, deux amies en Service Civique dans l’association dans laquelle j’effectuais mon stage de fin d’études m’avaient parlé de leur expérience de volontaire. A ce moment-là, je ne connaissais ce dispositif que de nom. Mais elles avaient surtout insisté sur le fait que je pouvais avoir une autre expérience dans le social à l’étranger. Elles m’ont fait un sacré cadeau en m’en parlant, et je ne les remercierai jamais assez. [Jeanne & Karine, si vous passez par là, cœur sur vous !].
Si vous voulez aller plus loin, je vous partage le récit complet de ma mission de Service Civique dans un article dédié.
Trouver un équilibre entre voyage, engagement et projection professionnelle
Ce qui m’a particulièrement séduite, c’est la possibilité de combiner plusieurs aspirations. Le désir de voyager, l’envie de me mobiliser pour une cause qui me parlait et le besoin de continuer à avancer professionnellement. Le Service Civique représentait alors un compromis rassurant. Un pied dans le monde du travail, l’autre encore ouvert sur l’extérieur.
A noter : Vous pouvez faire un Service Civique quelle que soit votre situation : en fin d’études, en césure, en demande d’emploi, en ayant quitté le système scolaire, etc.
Gagner en expérience et en compétences

Montréal | Canada, 2022. © 2 0 2 6 G o l d e n t u r t l e s
Une première expérience encadrée à l’international
Faire un Service Civique à l’étranger permet de gagner une expérience concrète, dans un cadre structuré et reconnu. Même s’il ne s’agit pas d’un emploi au sens strict, la mission s’inscrit dans une logique professionnelle : horaires définis, objectifs, responsabilités, travail en équipe et accompagnement par un tuteur.
Pour beaucoup de jeunes, c’est une première immersion dans le monde du travail à l’international. Elle permet de se confronter à de nouvelles méthodes, à un environnement différent et parfois à un public éloigné de ce que l’on connaît. Cette expérience donne du relief à chaque parcours.
Développer des compétences transférables et recherchées
Au fil de la mission, de nombreuses compétences se développent, parfois sans même s’en rendre compte. Parmi les compétences fréquemment acquises ou renforcées, on retrouve notamment :
- le travail en équipe, souvent dans un contexte interculturel
- la capacité d’adaptation face à des situations nouvelles
- le sens de l’organisation et de la gestion de projet
- la communication, l’écoute et le relationnel
- l’autonomie et la prise d’initiative
Ces compétences prennent tout leur sens dans certaines missions, par exemple, très orientées vers l’insertion. Chloé est partie à Montréal avec l’OFQJ pour une mission d’aide au développement du lien social et des capacités d’insertion au sein de CODEM/CJE. Je reviens plus en détail sur son expérience dans son témoignage de Service Civique à Montréal dans l’aide à l’employabilité.
Apprendre en faisant et prendre conscience de ses capacités
Le Service Civique repose sur une logique d’apprentissage par l’action. En étant directement impliqué sur le terrain, le volontaire prend conscience de ses capacités, parfois sous-estimées. On découvre ce que l’on sait déjà faire, mais aussi ce que l’on est capable d’apprendre rapidement.
Cette prise de recul est essentielle, surtout lorsqu’on doute de son profil ou de sa légitimité. Le fait que l’on vous fasse confiance, que l’on attende de vous des propositions et des initiatives, contribue à renforcer la confiance en soi et le sentiment d’utilité.
Un accompagnement et une reconnaissance officielle de l’expérience
À l’issue de la mission, un bilan nominatif est établi. Il recense les compétences acquises, les formations suivies, le projet d’avenir du volontaire ainsi qu’une appréciation globale du tuteur (pouvant aller jusqu’à une recommandation).
Ce document constitue un véritable atout pour la suite du parcours. Il permet de valoriser son Service Civique à l’étranger de manière concrète, que ce soit sur un CV, lors d’un entretien, ou dans le cadre d’une poursuite d’études ou d’un projet professionnel.
S’ouvrir à de nouvelles cultures

Musée canadien de l’histoire – Gatineau | Canada, 2021. © 2 0 2 6 G o l d e n t u r t l e s
Vivre dans un pays étranger, au-delà du simple voyage
Faire un Service Civique à l’étranger, c’est avant tout vivre dans un autre pays sur la durée. En s’installant plusieurs mois dans un même endroit, le regard change. On découvre un territoire dans sa routine, ses habitudes, ses codes sociaux et ses contradictions.
Faire un Service civique à l'étranger : Apprendre une langue par l’immersion
Même sans partir avec l’objectif d’apprendre une langue, l’immersion fait le travail. À force d’entendre, de lire et de pratiquer une autre langue au quotidien, on progresse presque sans s’en rendre compte.
Petit à petit, on commence à saisir bien plus que des mots. Des expressions, un certain humour, une façon de s’adresser aux autres, un rapport différent au temps ou à l’autorité. Autant de nuances qu’aucun manuel ne peut vraiment transmettre, et que seule la vie sur place permet de comprendre.
Découvrir d’autres façons de vivre et de travailler
S’ouvrir à une nouvelle culture, c’est aussi accepter que les manières de faire diffèrent. Au travail, dans les relations professionnelles, dans le rapport à la hiérarchie ou au collectif, les écarts peuvent être frappants. Parfois déroutants.
Le Service Civique à l’étranger confronte à ces différences au quotidien. On tâtonne, on s’adapte, on fait parfois des erreurs. Et avec le temps, cette confrontation devient une richesse. Elle pousse à questionner ses habitudes, à faire preuve de souplesse et à regarder les différences culturelles avec plus de nuance et moins de certitudes.
Rencontres comme porte d’entrée vers la culture locale
À travers ces rencontres, on découvre des parcours de vie très différents du sien. Des manières de penser, de vivre et de réagir parfois éloignées de ce que l’on connaît. Peu à peu, le regard sur le pays d’accueil change. Il devient plus nuancé, plus ancré dans le réel.
"Connais-toi toi même"

Danville | Canada, 2021. © 2 0 2 6 G o l d e n t u r t l e s
Alors certes, en effectuant un Service Civique, on acquiert des compétences. Mais je pense que c’est aussi, et surtout, un apprentissage de soi-même.
Se confronter à ses émotions et à ses limites
Certaines situations vécues pendant la mission, ou simplement dans la vie quotidienne, font surgir des émotions auxquelles on ne s’attend pas. Des réactions qui surprennent, qui dérangent parfois, et qui obligent à se poser des questions sur ce que l’on ressent vraiment.
Il m’est arrivé de me demander pourquoi telle situation me mettait en colère. Ou pourquoi le discours de quelqu’un provoquait en moi une tristesse inattendue. « Cette femme en situation d’itinérance m’a menacée, et pourtant c’est de la colère que je ressens. Pourquoi ? Pourquoi les mots de cette enfant me touchent-ils autant ? »
Ces moments-là forcent à s’arrêter. À observer ses réactions plutôt que de les fuir. Et à accepter que certaines réponses ne viennent pas tout de suite. C’est souvent dans ces zones de flou que l’on apprend le plus sur soi : sur ses valeurs, ses sensibilités, mais aussi et surtout, sur ses limites.
Se dépasser et prendre conscience de ce dont on est capable
Petit à petit, on réalise que l’on est capable de faire bien plus que ce que l’on imaginait. Cette prise de conscience est souvent discrète, progressive, mais profondément structurante. Elle renforce la confiance en soi et modifie durablement la manière dont on se perçoit.
Faire partie d’une communauté

Mont-Orford | Canada, 2021. © 2 0 2 6 G o l d e n t u r t l e s
Selon les années et les groupes, les dynamiques peuvent évidemment varier. De mon côté, j’ai eu une chance immense de tomber sur cette promotion 2021/2022. Très vite, un groupe s’est formé. Une bande d’amis soudée, avec laquelle j’ai partagé bien plus qu’un simple volontariat. Cette dimension collective a profondément marqué mon expérience, autant en tant que volontaire qu’en tant qu’expatriée.
Comme je le disais, ça dépend de chaque promotion. Mais je vous souhaite de tomber sur des gens aussi formidables que ceux que j’ai rencontrés.
Conclusion : pourquoi faire un Service Civique à l’étranger ?
Faire un Service Civique à l’étranger est une expérience à part. Elle va bien au-delà d’un simple départ dans un autre pays. C’est une aventure humaine, engagée et structurante. Elle permet à la fois de s’ouvrir au monde, de mieux se connaître et de donner du sens à son parcours.
On y découvre le monde associatif et on traverse parfois des périodes de doute. Des compétences se développent au fil de la mission. L’expérience permet aussi de s’ouvrir à de nouvelles cultures. Et, surtout, elle se vit comme une aventure collective forte. Autant d’éléments qui marquent durablement, bien après la fin de la mission.
Pour aller plus loin, vous trouverez sur le blog :
- Si le Service Civique à l’étranger fait écho à votre projet, vous trouverez sur le blog plusieurs ressources pour vous accompagner dans vos démarches. Je partage notamment des conseils pratiques sur le Service Civique à l’étranger, ainsi que de l’aide pour trouver votre future mission à l’étranger et postuler.
- Je vous recommande également un organisme clé pour partir au Canada : l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse (OFQJ). Vous y trouverez mes astuces pour décrocher un Service Civique à leurs côtés, ainsi que les étapes essentielles à connaître avant le départ.
- Vous pouvez aussi découvrir mon récit complet de Service Civique au Canada, ainsi que des témoignages de volontaires partis en mission à Montréal, pour avoir une vision plus concrète des différentes expériences possibles.
- Enfin, si le Canada fait partie de vos pistes, je vous partage également les clés pour partir au Canada et les indispensables à mettre dans votre valise, afin de préparer votre départ plus sereinement.
- Pour les informations officielles et à jour, le site officiel du Service Civique reste bien sûr une référence incontournable.
Et pour les professionnels qui passent par ici :
Je suis aujourd’hui disponible pour des missions de rédaction d’articles de blog, notamment des contenus optimisés SEO, pensés pour être utiles, lisibles et incarnés. J’accompagne des structures, associations et entreprises qui souhaitent raconter ces thématiques avec justesse, sans discours formaté.
Si vous souhaitez échanger ou me parler d’un projet, vous pouvez me contacter directement par mail à : contact@goldenturtles.fr
Vous pouvez également retrouver le détail de mon activité sur ma page dédiée de rédactrice web.
